Plus de 1 800 disparitions en 2010

Plus de 1 800 disparitions en 2010

3 000 citoyens et 170 entreprises et organisations sont déjà inscrits sur « childalert ».

Reporters

Journée internationale des enfants disparus, ce mercredi. Child Focus a recensé 1 800 cas en 2010. Chaque citoyen peut s’inscriresur www.childalert.be.

Des spots radio et télé et des affiches axées autour du slogan « Ensemble, retrouvons-les », une campagne de sensibilisation via les salles de cinéma, une distribution massive de broches et d’autocollants garnis d’un myosotis qu’on appelle aussi « Ne m’oubliez pas » ou encore un rassemblement d’écoliers qui réciteront tous ensemble un poème au pied de l’Atomium sous les yeux de la reine Paola : autant d’initiatives parmi d’autres qui seront menées aujourd’hui par Child Focus et ses partenaires, dans le cadre de la « Journée internationale des enfants disparus ».

Par ces actions menées dans tout le pays, Child Focus veut « encourager la population à penser à tous les enfants portés disparus dans le monde et à répandre un message de solidarité et d’espoir envers les parents sans nouvelles de leur enfant ».

Et dans ce cadre, chacun peut agir, via le site , comme l’explique Maryse Rolland, porte-parole adjointe de Child Focus.

« On a voulu pouvoir utiliser tous les moyens technologiques possibles pour aller encore plus vite dans la recherche d’un enfant disparu et on a créé, en février dernier, le site internet www.childalert.be. N’importe qui peut s’inscrire sur ce site et être donc prévenu, par mail ou sms ou les deux, en cas de disparition inquiétante d’un enfant. »

Selon la porte-parole, on compte à ce jour 3 000 citoyens et 170 entreprises et organisations déjà inscrits.

« Le but est évidemment que ces abonnés en parlent à tous leurs contacts et qu’il y ait une inscription en chaîne. Depuis qu’on a lancé cette alerte, on n’a heureusement pas encore dû la déclencher et on estime qu’on ne devrait l’activer qu’une ou deux fois par an, dans le cas d’enfants en danger direct de mort. »

Surtout des fugues

En 2010, dans notre pays, 1 042 dossiers d’enfants ayant fui leur maison ou l’institution dans laquelle ils étaient hébergés ont été ouverts.

Des fugues qui touchent de plus en plus de (très) jeunes enfants et qui durent plus longtemps qu’il y a quelques années. Un phénomène pour lequel Child Focus avance une explication.

« Il y a de plus en plus de familles monoparentales et ça devient très difficile pour certains parents de suivre leurs enfants. Les problèmes familiaux sont la première cause de fugue. Viennent ensuite les problèmes scolaires, qui vont de la mauvaise note au décrochage, et les problèmes avec les amis. »

En plus de ces fugues, l’an dernier, plus de 300 mineurs ont été victimes d’un enlèvement parental, 20 enfants ont été enlevés par un tiers (dont 4 par un tiers inconnu) et une trentaine de mineurs non accompagnés ont disparu.¦

Numéro de téléphone de Child Focus : 116 000 ; www.childfocus.be