Diplomatie Le président tchèque Vaclav Klaus s’est refusé mardi à recommander une scission de la Belgique semblable à celle qui a donné le jour en 1993 à son pays, la République tchèque, et à la Slovaquie, après le divorce à l’amiable tchécoslovaque.

« Je ne donnerais pas de recommandation » en ce sens, a-t-il affirmé à la presse à l’issue d’une rencontre avec le Premier ministre Yves Leterme et le ministre des Affaires étrangères, Steven Vanackere, au premier jour de sa visite en Belgique.

Il a toutefois précisé, tout comme Yves Leterme, que la question n’avait pas été évoquée au cours de leur entretien.

Vaclav Klaus était Premier ministre en 1992, lorsqu’il avait, face à la montée des tendances séparatistes, négocié avec son homologue slovaque de l’époque, Vladimir Meciar, un accord sur la partition amiable de la Fédération tchécoslovaque, permettant la naissance de la République tchèque et de la Slovaquie en janvier 1993.

Ce qui le fait souvent considérer comme l’un des artisans de la partition de la Tchécoslovaquie.

Interrogé par une journaliste tchèque sur la crise politique belge, le chef de l’État tchèque a ajouté qu’il ne conseillerait jamais une partition d’un pays, citant notamment la Catalogne. ¦