DIABLES ROUGES

Ciman, le paradoxe de Long Couteau

Ciman, le paradoxe de Long Couteau

En manque de rythme, Ciman a eu droit à un régime personnalisé, hier. Pour autant, Leekens pourrait bien faire appel à lui le 3 juin.

Belga

L’arrière droit liégeois, mis au placard par le Standard depuis mars, va probablement être titularisé par Leekens pour affronter les Turcs.

C’est un peu le point faible de cette génération : la concurrence qui sévit au poste de défenseur central, chez les Diables, est digne des plus grandes sélections mondiales, alors que, côté latéral, c’est tout sauf du luxe. Sans lui faire injure, Laurent Ciman illustre à la perfection cet état de fait. Pourtant remplaçant en club, il est probablement le choix numéro un de Georges Leekens à droite de la défense, pour débuter contre les Turcs.

De son propre aveu, la fin de saison rouche a été « un peu triste » pour le Carolo. Une faute de placement contre Bruges, lors de la 28e journée de championnat (2-2), et l’ancien taulier de la défense se retrouve sur le banc. Il n’est plus titulaire qu’à une seule reprise durant les play-off : lorsque Dominique D’Onofrio aligne une équipe mixte à Anderlecht (victoire 1-3). « Je comprends l’entraîneur, on ne change pas une équipe qui gagne », jure-t-il. Mais sa non-titularisation pour la finale de la Coupe est moins bien passée. Il s’attendait à jouer, et Dominique D’Onofrio a préféré pallier l’absence de Pocognoli par l’inexpérimenté Boukhriss : « une belle claque », reconnaît-il.

Quel contraste avec son récent bilan en équipe nationale ! Avec Simons et Vertonghen, le Carolo est l’un des trois seuls joueurs à avoir disputé l’intégralité des quatre derniers matchs chez les Diables. Même si ses titularisations face à l’Autriche et l’Azerbaïdjan doivent beaucoup au forfait d’Alderweireld, cette statistique en dit long sur le crédit que lui accorde le sélectionneur, qui avait débloqué son compteur sélection chez les « A » en mai 2010, pour le premier match de l’ère Leekens II.

Depuis lors, Ciman, qui fêtera ses 26 ans le 5 août, a été repris huit fois, pour cinq apparitions dans l’équipe. « C’est vrai que j’étais fou de joie lorsque j’ai découvert les sélectionnés pour la Turquie. Je ne pensais pas en être, avoue Ciman, reconnaissant par là-même le côté particulier de sa situation. Mais il est celui qui me connaît le mieux, poursuit-il, en parlant de son ancien entraîneur courtraisien.De mon côté, j’ai toujours répondu présent lorsqu’il m’a appelé… et je compte bien le faire cette fois, si c’est encore le cas. »

Avec Ciman, Leekens a la certitude qu’il ne sera pas déçu. « Je sais ce qu’il peut faire… et ne peut pas faire, résumait Long Couteau, en conférence de presse, après l’entraînement à Sclessin, hier. Et Laurent est un joueur capable de résister à la pression. » Ça tombe bien, elle sera probablement plus forte que jamais, dans un match présenté comme le plus important de la décennie, car décisif pour (enfin) retrouver une phase finale d’un grand tournoi.¦