Les États-Unis sanctionnent Damas

Depuis fin avril, le régime syrien a déployé ses forces dans plusieurs foyers de contestation.

Associated Press / Reporters

Les forces syriennes appuyées par des chars ont poursuivi jeudi leur répression du mouvement de contestation du régime, notamment près de la frontière avec le Liban, au mépris des sanctions américaines visant personnellement Bachar al Assad. « Le président Assad est confronté à une alternative claire : soit il conduit la transition vers la démocratie, soit il se retire », a dit ce responsable à des journalistes.

Les États-Unis et l’Union européenne ont adopté des sanctions contre plusieurs personnalités du régime et le président américain Barack Obama les a étendues mercredi au chef de l’État en personne, Bachar al Assad, parvenu au pouvoir en 2000 après le décès de son père.

Un responsable américain s’exprimant sous le sceau de l’anonymat a souligné que ces nouvelles sanctions visaient à contraindre Bachar al Assad à mettre en œuvre les réformes politiques promises.

Outre Assad, les sanctions américaines visent le vice-président, le Premier ministre, les ministres de l’Intérieur et de la Défense, le patron du renseignement militaire et le directeur de la sûreté de l’État.

Un diplomate européen a déclaré que l’UE élargirait probablement ses sanctions la semaine prochaine pour inclure à son tour Bachar al Assad.

Depuis fin avril, le régime syrien a déployé ses forces de sécurité, appuyées par des chars, dans plusieurs foyers de contestation à travers le pays afin de tenter de mettre au pas les manifestants en procédant à des arrestations massives.

Du village libanais de Boqaya, on pouvait voir jeudi des blindés et des hommes armés se déployer à Arida, en Syrie, et entrer dans les maisons. Des militaires libanais ont aussi pris position de leur côté de la frontière. Auparavant, des fusillades sporadiques et des explosions d’obus de mortier ont résonné en provenance de ce village syrien.

Arida est proche de la ville de Tel Kelakh, où l’intervention des forces syriennes, depuis samedi, a déjà coûté la vie à 27 civils, selon un militant des droits de l’homme.¦