C’était un moment de grâce. C’est rare à la télé. Invitée sur le plateau cannois de Drucker, la réalisatrice Maïwenn Le Besco avait réclamé que toute sa petite troupe de Polisse soit présente.  On a manqué de fauteuils sur le plateau. Joey Starr, Karin Viard, Marina Foïs... Tous là, heureux, soudés, conquis par cette nana précoce, qui ne sait pas trop quoi faire de ses grandes dents quand elle sourit. Elle rayonnait, Maïwenn. C’était léger, innocent, parfait. Et puis, schlaaaa, Drucker passe à la séquence émotions sans prévenir. Il fait défiler un extrait de Pardonnez-moi (Maïwenn, 2006), avec Marie-France Pisier. Mal inspiré. Maïwenn s’est mise à pleurer. Des sanglots de toute petite fille. Plus rien ne pouvait l’arrêter. La tête des copains, émus, désœuvrés... Drucker, on l’a bien vu, s’est dit qu’il avait loupé son coup. Plombeur d’ambiance : il paraît que c’est bien payé, à Cannes.¦