Le formateur Elio Di Rupo a précisé sa méthode à Bart De Wever. Jusqu’à lundi, il va préparer les « bilatérales » de la semaine prochaine.

La rencontre d’hier après-midi a été relativement brève, et pour cause : depuis le temps qu’ils se retrouvent, Elio Di Rupo et Bart De Wever n’ont plus forcément grand-chose à détailler de leurs divergences de vues sur… la plupart des sujets. Classiquement, pourtant, on assure tant du côté du formateur que dans l’entourage de la N-VA que l’ambiance était très positive. On n’a donc pas abordé les sujets qui fâchent, à commencer par le choix des partenaires de la future (?) coalition, sur lesquels les deux grands vainqueurs du scrutin du 13 juin 2010 ne sont pas d’accord.

Bart De Wever, on le sait, préférerait se passer des « Verts » et des socialistes flamands. Et pour contourner l’obstacle, il a suggéré que la N-VA choisisse ses associés en Flandre, et que le PS élise ses partenaires côté francophone. Hier, il a reçu l’appui (inattendu ?) du ministre du Budget, Guy Vanhengel (Open VLD). Mais le formateur n’a pas bronché. Il a expliqué sa méthode de travail. Justifié pourquoi il veut, d’abord, procéder à un tour de table sur le socio-économique. « Après tout, il y a dix mois qu’on ne parle plus de socio-économique. Il faut donc faire un point à ce sujet », disent ses proches.

Bart De Wever n’a pas réagi. Il s’était, la veille (cf. nos éditions d’hier), déclaré d’accord sur la nécessité d’aborder le volet socio-économique de la négociation. Mais avait rappelé que le communautaire en est inséparable…

Au travail

Aujourd’hui, Elio Di Rupo ne reçoit personne : le formateur entame un long week-end de travail pour préparer ses « bilatérales » de la semaine prochaine. Lundi étant réservé aux bureaux de parti, il retrouvera, mardi… Bart De Wever, en premier interlocuteur. Pour lui présenter cette fameuse note, que le président de la N-VA dit attendre avec impatience ?

« Évidemment non », nous dit-on. Puisque la note du formateur sera élaborée « à partir des éléments échangés lors des bilatérales de la semaine prochaine».

Plus que jamais, Elio Di Rupo marche donc sur des œufs : pas question pour lui de foncer à toute vapeur, comme le suggérait Bart De Wever jeudi. On l’imagine croisant les doigts pour qu’une nouvelle polémique ne revienne pas, ce week-end, envenimer le climat communautaire…¦