Clémentine Margaine a confirmé tout son talent, mercredi soir, lors de la première soirée des finales du Reine Élisabeth.

Ils étaient deux mezzo-sopranos et un baryton à disputer la première soirée des finales du Concours Reine Élisabeth. Avec en ouverture la Française Clémentine Margaine dont le chic et l’élégance avaient déjà séduit le public des demi-finales. Elle a confirmé, ce mercredi soir, en proposant un parcours quasi sans faute et extrêmement varié, entamé avec Carmen Près des remparts de Séville et se terminant par une Sérénade de Moussorgski. Très à l’aise, la jeune femme a montré beaucoup d’expressivité et d’intelligence. Une voix à la fois chaude et puissante. L’autre mezzo de la soirée, Anaïk Morel avait choisi, elle, de terminer par Carmen et de débuter, très joliment d’ailleurs, par Asie de Maurice Ravel. Son timbre, plus léger, sa voix moins chaude ont sans doute souffert de la comparaison « directe » avec Clémentine Margaine. Mais elle n’a pas à rougir de sa prestation, d’ailleurs applaudie du public présent.

La déception de la soirée est plutôt venue du Coréen Lee Eungkwang. Il a manifestement moins convaincu qu’en demi-finale, se montrant même à certains moments en difficulté. Il semblait manifestement un peu souffrant. À moins que ce ne soit le stress. Mais en finale d’un concours comme celui-ci, ça peut coûter cher.¦

M.F.G.