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Cavendish tire sa révérence

Cavendish tire sa révérence

Et de deux pour Cavendish hier. La suite de ce Giro se fera sans le sprinter anglais.

Associated Press / Reporters

Après avoir remporté hier un deuxième succès d’étape, Mark Cavendish a quitté le Giro, persuadé qu’il ne pourra franchir la montagne. Petacchi l’a imité.

Mark Cavendish est repu. Après s’être imposé hier dans un sprint qui n’était pas massif, en raison d’une chute collective à 1500 m de l’arrivée à Ravenne, l’Anglais a estimé que la suite de ce Giro n’était pas faite pour lui. On peut le comprendre, même si, pour ne prendre qu’un avis éclairé, Eddy Merckx ne partage pas ce genre de décision. « C’est dommage, disait-il. Cavendish est le meilleur sprinter du groupe, il a des qualités, il devrait essayer de faire quelques journées de plus.» Cavendish, qui est apparu alors un peu embarrassé, a souligné qu’il ne restait plus de réelle possibilité aux sprinters jusqu’à la fin du Giro, le 29 mai à Milan. Sauf surprise dans la 18e étape qui franchit un col de deuxième catégorie à San Pellegrino Terme. Du coup, Petacchi a pris aussi la décision de se retirer. « L’organisateur aurait peut-être dû prévoir une étape facile pour eux, à deux-trois jours de l’arrivée », a concédé Merckx sans avoir besoin de rappeler que, pendant longtemps, les coureurs n’ont pas abandonné volontairement un grand tour. Signe des temps ? Sans nul doute. Cavendish va maintenant privilégier sa préparation pour le Tour de France. S’il veut y viser le maillot vert, là, il sera bien obligé de franchir la montagne.

Ce Giro, précisément, entame trois jours de grosses difficultés, ce qui n’est pas pour déplaire à Contador, qui a passé une journée tranquille hier.

Le triptyque débute ce vendredi avec le Grossglöckner, dont l’ascension terminale sur 20,7 km, à l’altitude de 2137 m.

Samedi, entre Lienz et le Zoncolan, il y aura d’abord le Monte Crostis, une ascension inédite de 14 km à 10,1 % de pente qui conduit à l’altitude de 1982 mètres. Le début de la descente, vertigineuse selon les coureurs qui l’ont reconnue, se fait sur une chaussée en terre. Puis il y a le Zoncolan, une montée de 10,1 km avec une pente moyenne de 11,9 % sur une route étroite et étouffante. Dimanche, c’est ensuite l’étape-reine des Dolomites, avec cinq ascensions au programme, pour se hisser au refuge Gardeccia (6,2 km à 10 %), avec un passage en terre pour rejoindre la ligne installée à 1948 mètres d’altitude…¦