Elio Di Rupo est formateur

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Elio Di Rupo a été chargé lundi par le roi de former un nouveau gouvernement, 337 jours après les élections du 13 juin dernier. Il s'agira d'une mission "à la fois socio-économique et institutionnelle", a-t-on appris dans l'entourage du président du PS.

Le roi Albert II a chargé lundi soir le président du PS Elio Di Rupo d'une mission de formation du gouvernement, selon les termes d'un communiqué du Palais.

Le chef de l'Etat s'est entretenu durant environ deux heures avec M. Di Rupo avant de le charger de former un gouvernement et d'accepter la démission du négociateur royal Wouter Beke qui lui avait fait rapport de sa mission jeudi.

"Le roi a reçu en audience ce soir au Château de Laeken Monsieur Elio Di Rupo, ministre d'Etat. Il l'a chargé de former un gouvernement et lui a demandé de prendre toute initiative utile à cet effet.

Monsieur Di Rupo a accepté cette mission. Par ailleurs, le Roi a accepté la demande de Monsieur Wouter Beke d'être déchargé de sa mission de négociateur royal", selon le communiqué du Palais.

"L'heure n'est pas aux exclusives"

Les partenaires avec lesquels compte négocier le formateur ne sont pas désignés à ce stade mais au PS, on appelle depuis janvier à la formation d'un gouvernement d'union nationale.

"L'heure n'est pas aux exclusives", a-t-on affirmé lundi soir au Boulevard de l'Empereur.
Elio Di Rupo fera une communication à la presse mardi à 15h au  parlement fédéral.

Avant de s'entretenir avec M. Di Rupo et de le nommer formateur, le roi avait reçu lundi les présidents du sp.a, Caroline Gennez, et des partis écologistes, Jean-Michel Javaux et Wouter van Besien.

Il avait entamé un nouveau tour de consultations jeudi après avoir pris acte du rapport du président du CD&V, Wouter Beke qui avait été chargé d'une mission de préparation en vue de la relance des négociations toujours dans l'impasse, onze mois après les élections législatives.

Alors qu'aucun signe de rapprochement ne semblait se dessiner entre partis néerlandophones et francophones, et singulièrement entre les vainqueurs du scrutin, PS et N-VA, M. Beke avait indiqué avoir jeté les "bases" permettant une reprise des négociations sur une réforme de l'Etat.

Organisant un nouveau tour de consultations, Albert II avait reçu jeudi le président de la N-VA Bart De Wever et celui du PS Elio Di Rupo avant de s'entretenir de la situation vendredi avec les présidents du MR, de l'Open Vld et du cdH, Charles Michel, Alexander De Croo et Joëlle Milquet.

Avec Belga