Olivier Maingain: "Une partie du monde politique flamand bascule hors du champ de la démocratie"

Olivier Maingain: "Une partie du monde politique flamand bascule hors du champ de la démocratie"

Une partie du monde politique flamand bascule hors du champ de la démocratie, lance Olivier Maingain. Belga

Olivier Maingain, président du FDF, s'est indigné que les partis flamands, sauf Groen!, accepte de prendre au considération la proposition du Vlaams Belang d'amnistier les collaborateurs durant la Seconde Guerre mondiale. Olivier Maingain accuse les politiques "de basculer hors du champs de la démocratie".

Olivier Maingain s'est indigné ce dimanche sur RTL-TVI de la prise en considération jeudi au Sénat d'une proposition de loi du Vlaams Belang visant à amnistier les collaborateurs de l'occupant nazi durant le Seconde Guerre mondiale et remettant en cause le caractère
des actes qu'ils ont pu commettre.

Le président des FDF est d'avis qu'"une partie du monde politique flamand bascule hors du champ de la démocratie".

"Les présidents de partis démocratiques flamands - ils se le disent - ont permis la prise en considération d'une proposition de loi d'un parti fasciste. Caroline Gennez, Alexander De Croo, Wouter Beke et Bart De Wever ont failli au devoir de reconnaissance" qu'il  convient d'avoir vis-à-vis des victimes de l'occupation.

"Ils accréditent cette thèse"

En permettant  l'examen d'un texte portant sur le caractère supposé des actes commis, les présidents de partis flamands ont également "permis d'accréditer" cette thèse, a encore déploré Olivier Maingain.

Selon le président des FDF, en se côtoyant dans certains cercles nationalistes, démocrates et non démocrates franchissent certaines limites. "Il est de bon ton d'afficher sa sympathie dans des milieux divers avec des fascistes, c'est un problème de conception de la démocratie", a-t-il dit.

La prise en considération au Sénat d'une proposition de loi du Vlaams Belang visant à amnistier les inciviques de la Seconde Guerre mondiale a divisé élus flamands et francophones, Groen! étant le seul parti à refuser d'appuyer par ses voix la recevabilité du texte.

Pour les partis flamands, tout texte doit pouvoir être débattu, au nom de la démocratie. Au-delà du débat sur l'amnistie, les partis francophones contestent la validité juridique du texte, selon eux contraire aux fondements de l'Etat de droit, en ce que le libellé de la  proposition évoque des actes d'incivisme "prétendument" commis, alors que la justice a parlé.

Avec Belga