Un goût amer… du Nord

Green fut un des grands artisans du succès ostendais, rendant la bière bien amère pour les Pepins.

Belga

ARBITRES : MM. Hesters, Coussement, Sempels.

PEPINSTER (22/35 à 2pts, 3/17 à 3pts, 17/22 l.f., 29 rbds, 6 ass., 21 f.): Major 0-0, Shengelia 0-0, GAY 5-2, WATERS 6-14, FREEMAN 10-9, Chada 0-4, JACKSON 5-0, HARGROVE 4-11, Jorssen 0-0.

OSTENDE (23/42 à 2pts, 7/20 à 3pts, 14/18 l.f., 30 rbds, 20 ass., 19 f.): Katnic 0-0, Serron 0-0, Green 10-7, MITCHELL 4-4, LOJESKI 6-8, PETROVIC 8-4, Salumu 0-0, EBONG 2-2, THOMAS 8-6, Huffman 6-6.

A l’initiative de Gerrit Major, l’équipe pepine avait préparé un fût de bière pour offrir aux supporters au terme du match. Mais un fût ça se mérite, dans les gradins et… sur le parquet?! Un parquet que retrouvait Stefon Jackson, le meilleur artilleur de la ligue, après deux rencontres sur le carreau en raison d’une luxation à l’auriculaire gauche. Moins de chance par contre pour l’ex-Pepin Marcus Faison cloué sur un lit d’hôpital en raison d’une aussi soudaine que tenace gastro-entérite. Un virus également contracté par Van den Spiegel, présent certes, mais dans un état fébrile. Il ne sera d’ailleurs pas aligné.

Ainsi posé, ce match important pour les deux équipes – Ostende court derrière Mons pour la 3e place et Pepinster derrière… la 6e place des play-off – démarrait à l’avantage des Côtiers qui profitaient d’une certaine apathie locale pour prendre le large en fin de quart-temps (15-15, 15-25).

Pour revenir dans le parcours, les Pepins auraient dû hausser leur niveau de jeu. Au contraire, c’était la bande à Jaumin qui se montrait la plus entreprenante. Par Green notamment (15e : 18-36). Et, clairement, McCarthy avait beau multiplier les rotations, bien peu de Pepins répondaient à son attente. Un petit déclic se produisait des œuvres du tandem Freeman-Jackson (30-40) mais au repos, Ostende avait repris ses distances : 30-44.

Impérativement, Pepinster devait retrouver son adresse à 3 points (1/11) sous peine de «?mourir?» au pied de la digue ostendaise. Car, dans le jeu intérieur, les espaces étaient comptés. Et ni Jorssen ni Shengelia ne se montraient à leur avantage.

La deuxième mi-temps reprenait avec un feu de paille local (38-48) avant que l’armada côtière ne hisse le pavillon du débarquement (41-61). Le raz-de-marée déferlait tout au long du dernier acte (48-68). Les moussaillons pepins prenaient une leçon de navigation des skippers côtiers (35e : 52-72).

Puis, un vent soudain soufflait sur le Paire. Un vent du sud. En trois minutes, les Waters et autre Freeman réussissaient un 14-0 bien tassé (66-72) que seul Huffman arrivait à endiguer pour offrir à ses couleurs un succès entièrement mérité.

Comble de malchance pour Pepinster, l’équipage louvaniste s’imposait dans l’autre frégate déterminante pour la qualification pour les play-off. La bière du fût offert par les joueurs en devenait plus amère…¦