MUSIQUE

Hélène Segara : vers de nouveaux horizons

Hélène Segara est de retour avec un album plus lumineux, grâce à la collaboration de Da Silva. Universal Music

Sorti la semaine dernière, l’album «Parmi la foule» d’Hélène Segara renoue avec un côté plus pop, plus léger. Neuf titres sur douze sont coécrits avec Da Silva.

Depuis quelques semaines, sa chanson La vie avec toi squatte les radios. L’air, léger et entraînant, se retient facilement. Un piano, une guitare puis une voix plus posée qu’à l’accoutumée. Après un album aux sonorités «world», Hélène Segara revient à un son plus pop et des grandes mélodies, bien aidée par son mari Mathieu Lecat et par Da Silva. L’ancien punk reconverti dans la chanson française – et qui se fout des étiquettes – a amené Hélène Segara vers de nouveaux horizons. Ce qui n’était pas gagné au départ.

La chanson «La vie avec toi» commence par «Je n’en reviens pas qu’on soit allé aussi loin». Cela peut s’appliquer à votre collaboration avec Da Silva?

(surprise)… Ce n’est pas le sens du texte à la base… Mais c’est vrai qu’il m’a emmenée plus loin. Je ne pensais pas du tout que Da Silva puisse avoir l’envie de collaborer avec une interprète féminine plutôt cataloguée variétés. Mais la rencontre a été formidable.

Chez Laurent Ruquier, vous avez dit qu’au départ, vous ne vouliez pas chanter «La vie avec toi», car vous pensiez que cela ne vous correspondait pas…

C’est vrai qu’au départ, je ne pensais pas qu’elle soit pour moi. Finalement, elle a été modifiée et le refrain me plaisait beaucoup… Et puis les enfants n’arrêtaient pas de la chanter et Orlando (NDLR : le frère de Dalida, son producteur) a été immédiatement convaincu.

On parle beaucoup de votre duo avec votre fils Raphaël (21 ans) sur «Le monde à l’envers». C’est venu naturellement?

Ce n’était pas prémédité. Il a essayé sa voix dessus et quand je l’ai entendu, j’ai eu envie de la garder. Il s’est laissé convaincre. Il a un groupe de rock, mais je crois qu’il n’imaginait pas commencer sa carrière par un duo avec sa maman (rires).

Dans «Si tu savais qui je suis», vous chantez que, face à l’adversité, «je reste et je souris»…

Oui, c’est très moi ça quand même… On fait un métier où l’on ne doit pas faire étalage de nos peines et notre rôle est de sourire.

Est-ce que l’insuccès de l’album «Mon pays c’est la terre» fait partie de ces peines?

Cet album n’a pas été promu! Quand il est sorti, le label a été dissous, tous les gens licenciés. Donc il n’y a pas eu de deuxième single, je ne vois pas comment il aurait pu rencontrer un public. Par contre, il a quand même existé pendant un an et demi sur scène. C’est ce qui m’a consolée.

«Quoi? Rien» est une chanson particulière. Qu’est-ce qui vous a séduite dans ce titre?

Il a un côté intemporel. Cela évoque un dialogue de sourd entre deux êtres, dans lequel beaucoup de monde peut se reconnaître. Il y a beaucoup de sensibilité. Je l’aime vraiment beaucoup…

Vous recevez beaucoup de propositions de chansons?

Oui, j’en reçois beaucoup. Trop pour pouvoir tout écouter. Donc Orlando fait une présélection.

Orlando a toujours une place aussi importante dans votre carrière?

Évidemment. Un Pygmalion, cela reste un Pygmalion. C’est quelqu’un à qui je suis très attachée. le jour où il prendra sa retraite, ce sera difficile. Mais tant qu’il sera présent, il sera à mes côtés.

Hélène Segara, «Parmi la foule», Universal.