Depuis le lancement de la «?guerre contre le terrorisme?» par Bush, ces missions classiques dites de «?kill-capture?» sont devenues la «?dominante?» de l’activité des Seals. L’objectif est de mettre la main sur la cible pour en tirer des renseignements. Sauf si la personne est armée et représente une menace pour l’équipe d’intervention. Dans ce cas, «?les gars lui mettent quelques balles dans le front?», lâche Dick Hoffmann qui a passé vingt ans dans cette unité.

Spécialisés historiquement dans les reconnaissances et les assauts depuis la mer ou contre des navires, les Seals constituent avec leurs collègues des Delta Force (armée de l’Air) ou encore des Bérets verts (armée de Terre), le fer de lance de la gigantesque chaîne du renseignement américaine. C’est un «?fusil à un coup?», rappelle Hoffmann. Il n’y a pas de seconde chance. Et si quelque chose va mal, comme la perte d’un hélicoptère lors du raid avorté de 1980, «?c’est le cauchemar?».