«?Le plus important, c’est de stabiliser les jeunes profs, explique Hakim Hedia, président de la FAPEO (association de parents de l’officiel).?Et les enseignants plus âgés peuvent les aider. Le problème c’est que les modalités pratiques du tutorat proposé par le gouvernement restent floues?».

Et la prépension à 58 ans??

«?C’est clair que si c’était l’unique revendication, ce ne serait pas normal.?Mais ici, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase.?Et je comprends qu’ils refusent qu’on repousse la prépension à 58 ans.?On pourrait croire que les profs sont des privilégiés.?mais c’est faux.?C’est de plus en plus pénible de travailler dans l’enseignement.?»

Le président de la FAPEO pointe aussi du doigt le manque de reconnaissance envers les profs.

«?Avant les profs, c’était les notables du coin.?Aujourd’hui, ce n’est plus le cas.?Ils ne se sentent plus valorisés. Résultat, ça retombe sur les parents qui sont obligés de prendre des cours particuliers pour leurs enfants. Vous savez, si les enseignants sont mal, les parents et les enfants aussi.?»

L’UFAPEC sur la même longueur d’ondes

Les associations de parents de l’enseignement catholique ne disent pas autre chose.

«?On comprend le mouvement de grève des profs?» explique Pierre-Yves Boulanger, de l’UFAPEC.Ça fait longtemps qu’on est conscient du malaise des enseignants qui ont besoin de reconnaissance.?Le problème n’est pas forcément pécuniaire.?Maintenant, venir avec des revendications salariales dans une négociation sectorielle, je suis assez sceptique.?Mais je ne critique pas. Tout comme la prépension à 58 ans.?La pénibilité de l’emploi est bien présente et il est important de trouver des mesures qui leur permettent de mieux vivre leur fin de carrière.?Franchement, on comprend les profs, même si le principe d’une journée de grève est difficile à gérer pour les parents…?».¦