PAKISTAN

Le Pakistan critique l'opération "non autorisée" contre Ben Laden

Le Pakistan critique l'opération "non autorisée" contre Ben Laden

Le Pakistan a exprimé sa préoccupation devant l'opération américaine qui a abouti à la mort d'Oussama Ben Laden. Reporters

Le Pakistan a exprimé ce mardi sa préoccupation devant l'opération américaine qui a abouti à la mort d'Oussama Ben Laden près d'Islamabad, estimant que de telles "actions unilatérales non autorisées" ne devraient pas se reproduire.

Le ministère des Affaires étrangères a nié que les autorités civiles ou militaires du Pakistan aient eu connaissance à l'avance de l'opération, excluant catégoriquement que les hélicoptères américains aient pu décoller de bases pakistanaises.

"Le Pakistan exprime sa vive préoccupation et ses réserves sur la manière dont le gouvernement américain a mené à bien cette opération sans information ni autorisation préalables du gouvernement pakistanais", selon un communiqué du ministère.

De telles "actions unilatérales non autorisées" ne doivent pas devenir la règle et ne doivent pas constituer "un précédent pour n'importe quel Etat y compris les Etats-Unis", poursuit le communiqué.

"Ces actions sapent la coopération et représentent parfois aussi une menace pour la paix et la sécurité internationales", ajoute le communiqué.

A la suite d'informations de la presse locale selon lesquelles les militaires américains auraient brouillé les radars pakistanais, le gouvernement a indiqué que les hélicoptères américains étaient passés "sans être détectés" en utilisant les "zones aveugles" de la couverture radar, des technologies dernier cri et en volant à très basse altitude.

Le Pakistan a indiqué qu'il avait fait décoller ses avions de chasse quelques minutes après avoir constaté que des hélicoptères se trouvaient dans son espace aérien.

Dans une réponse inhabituellement détaillée, le gouvernement s'est défendu des accusations selon lesquelles les mesures de sécurité draconiennes dans le complexe de Ben Laden auraient dû éveiller l'attention des autorités.

Il a souligné que la hauteur des murs extérieurs était "conforme" à la tradition "de la sécurité et du respect de la vie privée" en vigueur dans le nord-ouest du pays, éprouvé par les opérations militaires et les combats avec les talibans.

AFP