Anniversaire

Sandra Kim, 25 a?n?s après

Sandra Kim, 25 a?n?s après

N ouveau look, nouvel entourage : 25 ans après sa victoire à l’Eurovision, Sandra Kim voudrait tourner la page.

Sandra Kim, le 3 mai 1986 reste une date particulière pour vous...

Cette année a un goût plus particulier car cela signifie 25 ans de carrière et aussi 25 ans de la victoire. C’est donc agréable de fêter ce double anniversaire.

Quel souvenir gardez-vous de ce jour particulier??

Avec les années, les souvenirs s’estompent… J’avais une certaine fierté, c’était la première fois que la Belgique remportait le concours, cela faisait très plaisir à mon entourage. Maintenant, je l’avoue, ça m’a un peu saoulée pendant des années…

Qu’est-ce qui vous a saoulée particulièrement?? Le fait que l’on vous ramène toujours à ça??

Oui... Mais bon, je comprends à 100 % que l’on me demande mon avis sur les participants belges, que l’on m’invite ici ou à l’étranger pour parler de l’Eurovision. Je le fais, pas toujours avec plaisir, mais je le fais… De toute façon, on n’y changera rien.

Vous serez en concert au Botanique ce soir pour fêter les 25 ans de votre victoire. Comment cela va-t-il se passer??

Tout simplement… Je chanterai mon nouveau répertoire mais aussi quelques vieilles chansons retirées du tiroir remises au goût du jour.

Il y aura des invités sur scène??

Non, uniquement moi. Je serai la grande invitée (rires). Comme cela faisait un bout de temps que je ne m’étais plus produite live avec des musiciens, j’avais vraiment envie de jouir de ce moment-là.

Passons à votre nouvel album. C’est un vrai changement de style, pour vous. C’est pour ça qu’il s’appelle «?Make up?» (NDLR : maquillage)??

Vous avez tout compris. C’est d’abord le titre d’une chanson écrite par Anthony Sinatra. Et puis, je me maquille des univers des différents auteurs avec qui j’ai travaillé.

Dans les remerciements, vous dites «?Merci à mon King Eddy, tu m’as redonné l’envie de chanter au moment où je me perdais.?» Quand vous êtes-vous perdue??

Pendant des années, j’ai fait de tout… J’ai même fait de la new beat, c’est vous dire?! C’était des choix de gens qui m’entouraient à l’époque. Puis entre 20-30 ans, j’ai fait des comédies musicales, de la pub, des chansons flamandes, des duos dans lesquels je ne me sentais pas à ma place… C’était aussi pour gagner ma vie, il ne faut pas le cacher. Puis mon ex-manager flamand m’a relancée en Flandre. Mais là, j’ai commencé à m’ennuyer. C’est à ce moment-là que j’ai rencontré Eddy (NDLR : Duhoux), il m’a vraiment donné le goût de m’investir dans ce nouveau projet.

Les pubs tournées à cette époque sont des signes de cette perdition??

C’était alimentaire. N’importe qui les aurait faites, je pense… Il y avait quand même un petit côté autodérision que j’aimais bien, mais il y en a une ou deux que je regrette maintenant.

Lesquelles??

Les pubs Mora, je les ai un peu regrettées… Mais on ne va pas s’éterniser là-dessus.

OK, revenons à l’album. Anthony Sinatra, de Piano Club, vous a écrit deux titres. C’est une découverte??

J’avais entendu une ou deux choses de lui, mais sans plus… En fait, il chante un peu comme une fille?! Il a une tessiture assez aiguë, qui m’a séduite. Et puis il remet les années 60 et 70 au goût du jour. Ca fait très Blondie.

Cela a été facile de collaborer avec lui??

Pas toujours, j’avoue. Il m’a dit de «?déchanter?», de chanter plus posément. Au début, je me suis demandée quoi… Et finalement, j’ai pris sur moi-même. Je me voyais mal chanter «?Make up?» comme Lara Fabian… Mais cela ne veut pas dire que je vais rester là-dedans. Moi, je suis une chanteuse, pas une susurreuse. J’ai pas envie d’écouter du Mylène Farmer ou du Zazie, je préfère du Céline Dion ou du Barbara Streisand.

Surprise des réactions globalement positives lors de la sortie de «?Anyway the wind blows?» l’an dernier??

Agréablement surprise. Des gens écoutaient le single en ne sachant pas que c’était moi et trouvaient ça bien. Et puis