Le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, avait de nouveau rendez-vous avec la justice italienne lundi matin. À l’occasion cette fois d’une audience préliminaire de l’affaire Mediatrade (surfacturation présumée de droits télévisés) à Milan au cours de laquelle il s’est défendu en personne en prenant la parole devant le juge.

Au cours de cette audience à huis clos devant le juge des audiences préliminaires, M. Berlusconi a fait une «?brève déclaration spontanée?», a indiqué son avocat Niccolo Ghedini à la presse.

Le chef du gouvernement a notamment expliqué l’importance du rôle des intermédiaires dans l’achat de droits télévisés, reprenant à son compte la thèse de la défense du producteur américain Frank Agrama que le parquet présente comme l’«?associé occulte?» de M. Berlusconi.

L’affaire Mediatrade, dans laquelle M. Berlusconi est soupçonné de fraude fiscale et d’abus de confiance, concerne la surfacturation présumée de droits télévisés achetés par Mediatrade-RTI, une société de son empire télévisuel Mediaset, à des majors américaines, ce qui aurait permis de constituer une caisse noire.

La prochaine audience préliminaire doit se tenir le 30 mai. À l’issue de ces audiences, le juge devra décider s’il y a lieu ou non de renvoyer en justice M. Berlusconi et onze autres personnes dont Franck Agrama, le fils de M. Berlusconi, Pier Silvio, qui est vice-président de Mediaset, et Fedele Confalonieri, président de Mediaset.

M. Berlusconi devrait revenir au tribunal lundi prochain dans le cadre d’une autre affaire. Il doit participer à une audience du procès Mills dans lequel il est accusé d’avoir acheté pour 600?000 dollars des faux témoignages de son ancien avocat britannique David Mills.

Le Cavaliere a fait son grand retour devant les juges milanais le 28 mars après huit ans d’absence.

Le procès le plus difficile pour le Cavaliere, le «?Rubygate?» où il est accusé de recours à la prostitution de mineure, a démarré le 6 avril et doit reprendre le mardi 31 mai.¦