Pas d’alerte terroriste chez nous

Hors États-Unis, «?la plus forte réaction est à attendre en Asie du sud?», selon les Américains.

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«?La mort de Ben Laden rend le monde plus sûr et montre que de tels crimes ne peuvent rester impunis?», ont déclarés les présidents de l’Union européenne Herman Van Rompuy et de la Commission européenne José Manuel Barroso.

Premiers concernés, les États-Unis ont émis lundi un bulletin d’alerte dans lequel on peut lire que «?le renseignement américain estime que la mort du chef d’Al-Qaïda pourrait donner lieu à des attentats sur le territoire américain et contre les intérêts américains et occidentaux dans le monde entier?».

Mais, ajoute ce bulletin, des attentats peuvent aussi «?toucher d’autres endroits, dont l’Europe?», à l’initiative de groupes liés à al-Qaïda ou de personnes individuelles défendant les principes du réseau extrémiste.

Même topo pour Interpol?; l’organisation policière internationale, qui compte 188 États membres, a mis un garde contre «?un risque terroriste plus élevé?» à cause de possibles représailles.

En Israël, le chef de la diplomatie israélienne, Avigdor Lieberman a également prévenu que les «?prochains jours seront cruciaux car toutes les organisations liées à al-Qaida ou qui s’en réclament vont déployer le maximum d’efforts pour commettre un attentat spectaculaire?».

Londres a ordonné à ses ambassades dans le monde de renforcer leur dispositif de sécurité. La mort d’Oussama Ben Laden, «?est un coup très sévère infligé à al-Qaida mais, comme toute organisation qui a subi un dur coup, ils vont vouloir montrer d’une façon ou d’une autre qu’ils sont encore capables de fonctionner?», a ajouté William Hague, le chef de la diplomatie britannique.

Pas en Belgique

Et chez nous, il n’y a pas d’alerte, confirme le centre de crise du ministère de l’intérieur. C’est l’OCAM (Organe de Coordination pour l’Analyse de la Menace) qui analyse les risques d’attentats. La menace terroriste est actuellement de 2 (sur une échelle de 4). Et elle ne sera pas relevée selon André Vandoren, son directeur. «?Nous avons fait une évaluation et il n’y a pas pour l’instant de raison qui nous obligerait à monter du niveau 2 au niveau 3 d’alerte?».

La Belgique ne devrait donc pas pour le moment augmenter les mesures de sécurité, sauf autour des intérêts américains qui passent au niveau 3, comme c’était déjà le cas de l’ambassade américaine. «?Nous allons, non pas relever le niveau d’alerte, mais renforcer la vigilance autour des institutions européenne et de l’OTAN?», a encore précisé Jef Schoenmakers, le porte-parole d’Annemie Turtelboom, la ministre de l’Intérieur.¦