Droits de l’homme

Bon bulletin de l’ONU pour la Belgique qui peut faire mieux

Bon bulletin de l’ONU pour la Belgique qui peut faire mieux

Durant 3?h, notre ministre des Affaires étrangères a défendu le (bon) bilan de la Belgique en matière de droits de l’Homme.

Belga

La Belgique devait passer son grand oral lundi à l’ONU au cours de l’«?examen périodique universel?» (EPU). Globalement, notre pays a reçu un bon bulletin, même si plusieurs points peuvent être améliorés.

La toute grande majorité de la cinquantaine de pays qui ont interrogé pendant trois heures le ministre des Affaires étrangères Steven Vanackere ont souligné la forte implication de la Belgique dans l’exercice EPU.

La présence du ministre à Genève, l’implication de la société civile dans les rapports présentés, la ratification de plusieurs textes internationaux majeurs, constituent autant d’éléments positifs relevés par la plupart des délégations nationales.

Les scandales pédophiles en Belgique semblent avoir marqué nombre d’intervenants qui ont interrogé le ministre sur la protection de l’enfance en matière d’abus sexuels.

L’égalité femme-homme, la surpopulation carcérale qui a atteint un pic récemment, le traitement des demandeurs d’asile, les droits des migrants ou encore l’absence d’une institution nationale sur les droits de l’homme, ont constitué les principaux thèmes abordés.

Plusieurs pays arabes et musulmans ont mis en garde contre la «?croissance?» de propos ou actes racistes. De nombreux pays du sud se sont en outre émus du sort des demandeurs d’asile, demandant des explications sur les conditions de rapatriement, le manque de places en centre d’accueil, la durée des procédures, etc.

L’Iran s’est montré le plus dur, reprochant à la Belgique une «?islamophobie?» en hausse, des discriminations sur le marché de l’emploi ou des entraves à la liberté de culte concernant notamment le foulard à l’école, une remarque également formulée par l’Égypte.

Également relativement critique, la Russie a relevé une recrudescence des «?discriminations de fait?» à l’égard de minorités.

Et la République démocratique du Congo a pour sa part exprimé ses craintes que le «?vide politique majeur?» fragilise les efforts en matière de droits de l’homme.¦