CRISE

Vande Lanotte: "nommer un formateur, ça serait un risque"

Vande Lanotte: "nommer un formateur, ça serait un risque"

Vande Lanotte estime qu'un formateur est prématuré. Reporters

Pour Johan Vande Lanotte, ce serait "un risque" de nommer un formateur à ce stade de la négociation.

Pour Johan Vande Lanotte, ce serait "un risque" de nommer un formateur à ce stade de la négociation. L'ancien vice-premier ministre et ancien prédisent du sp.a, qui a rempli une mission de conciliation du 21 octobre au 26 janvier, a aussi souligné, sur Twizz radio, les "calculs électoraux" qui paralysent la négociation. Il ne voit pas , dit-il, de véritable volonté d'avancer.

Et d'insister sur le fait que la N-VA a un programme très strict et très clair. C'est donc, dit-il, très difficile pour ce parti de conclure un accord. Mais il est clair que c'est aussi très difficile pour d'autres partis, ajoute-t-il.

"Le CD&V a perdu les élections d'une manière assez claire et c'est traumatisant. Les élections communales arrivent dans une bonne année et j'ai l'impression que pour le CD&V, ce n'est pas facile de faire un accord non plus, par crainte de perdre de nouveau des électeurs", a souligné Vande Lanotte.

L'ancien conciliateur note aussi que dans ce contexte, les partis flamands ne se réunissent pas. "C'est un problème... mais je pense que c'est délibéré", poursuit-il. "Il est bien clair que la droite en Flandre veut se libérer de Groen! et du sp.a".

Selon Vande Lanotte, le négociateur actuel Wouter Beke a demandé de voir tous les partis ensemble. "C'était impossible pour le CD&V et la N-VA". L'ex-conciliateur royal ajoute: "C'est la liberté du CD&V et de la N-VA de décider ce qu'ils veulent comme méthodologie mais ça veut dire aussi qu'en cas d'échec c'est la responsabilité nette et claire du CD&V et de la N-VA".

Vande Lanotte a conclu en soulignant que les présidents du PS et de la N-VA Elio Di Rupo et Bart De Wever ont les clefs en main. "C'est l'un des deux probablement qui peut faire quelque chose, à condition que les partis soient intéressés d'avancer. Si ce n'est pas le cas, comme je le constate quand même un peu aujourd'hui, ça ne vaut pas la peine de mettre quelqu'un qui est là pour le geste, pour le symbole. Il ne faut pas faire semblant... Ce serait le cynisme complet", dit-il.

A la question: faut-il nommer un formateur, oser le terme, quitte à aller droit dans le mur? Vande Lanoote répond: "Ouf ! Ça, il faut demander au Roi s'il veut le faire. C'est quand même un risque... C'est une possibilité mais c'est un risque aussi, surtout pour celui qui est formateur".

Belga
 

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