CRISE

Yves Leterme: "un gouvernement n'est pas le premier objectif de la N-VA"

Yves Leterme: "un gouvernement n'est pas le premier objectif de la N-VA"

Leterme pointe du doigt la N-VA. Il est loin, très loin, dêtre le premier. Belga - Benoît DOPPAGNE

Yves Leterme ne mâche pas ses mots. Pour lui, il est évident que l'objectif de la N-VA n'est pas de former un gouvernement. "Elle fait preuve de tergiversations quand il s'agit d'assumer sa victoire électorale".

"Former un gouvernement n'est pas le premier objectif de la N-VA. Je ne vise personne, mais au nord du pays, elle fait preuve de tergiversations quand il s'agit d'assumer sa victoire électorale", a répété mardi le Premier ministre, Yves Leterme, sur La Première (RTBF). Pour lui, le résultat des efforts du négociateur royal, Wouter Beke, "dépend des présidents de la N-VA et du PS, Bart De Wever et Elio Di Rupo".

Un an après la démission du gouvernement, le Premier ministre a une nouvelle fois insisté sur le fait que le gouvernement en affaires courantes assume ses responsabilités, qu'il a permis à notre pays de reconquérir sa crédibilité et que les fondamentaux économiques de la Belgique sont sains. Certes, ajoute Yves Leterme, la situation ne peut pas durer éternellement. "Le blocage politique actuel est très négatif", dit-il.

A ce propos, le Premier ministre a constaté que les vainqueurs des élections du 13 juin dernier n'ont pas encore assumé le rôle qu'on attend d'eux.

Quant à l'ultimatum de la N-VA, qui a dit vouloir une avancée pour la fin du mois, Leterme a rappelé que ce n'est pas son rôle d'y répondre. Mais "s'enfuir n'est pas une solution", a-t-il ajouté. En réponse à une question sur l'attitude qu'aurait le CD&V si la N-VA décidait de partir, il a précisé que, pour son parti, "l'important est d'avoir une réforme de l'Etat et pour cela, il faut négocier".

Van Rompuy: "pathétique"

Dans une interview au quotidien De Standaard, le président permanent de l'Union européenne, Herman Van Rompuy, qualifie par ailleurs la situation politique de pathétique.

"Ce que nous vivons aujourd'hui est pathétique. Je serai le dernier à le nier", dit-il à propos de l'impasse politique. Mais son analyse est la même que celle du premier ministre: "nos fondamentaux économiques sont sains et le gouvernement fédéral fait ce qu'il doit faire".

Le Premier ministre, Yves Leterme, a aussi réagi à la polémique lancée par certains à propos de son voyage à Rome pour assister avec le roi et la reine à la béatification de Jean-Paul II. "Il s'agit d'une invitation au chef de l'Etat que celui-ci a acceptée et j'assume la couverture politique de ce déplacement", s'est contenté de déclarer Yves Leterme.

Enfin, à propos des faits de pédophilie au sein de l'Eglise et des dernières déclarations de Mgr Léonard, le Premier ministre a dit toujours attendre une attitude claire de l'institution. "L'attente est toujours là", a-t-il indiqué.

Belga

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