AMSTEL GOLD RACE

Amstel Gold Race - Gilbert: "Je devais assumer comme favori et je l'ai fait"

Amstel Gold Race - Gilbert: "Je devais assumer comme favori et je l'ai fait"

EPA

Philippe Gilbert grimpe lentement mais sûrement dans la hiérarchie des meilleurs coureurs de classiques cyclistes que la Belgique ait connu. Ce dimanche, à l'âge de 28 ans, il vient de décrocher avec son second succès dans l'Amstel sa sixième grande classique d'importance de sa carrière.

Philippe, c'est peut-être la plus belle de vos victoires?
Je n'en sais trop rien. Ce que je retiens d'abord, c'est que j'ai pu bénéficier d'une bonne équipe toute la journée. Grâce à elle, je n'ai eu qu'à placer une seule attaque j'ai juste déroulé à la fin dans les trois derniers kilomètres, ça m'a permis de gagner. Quand Andy est parti, il a choisi le bon moment, après le Keutenberg. J'avais encore Vanendert avec moi, j'avais confiance, on n'a pas paniqué. Quand il y a eu 15 secondes, j'ai décidé de l'aider car Vanendert était à son maximum. J'ai demandé de l'aide à Rabobank, qui n'a pas voulu rouler. C'était à moi d'assumer en tant que favori et je l'ai fait.

Vous pourriez en vouloir aux Rabobank, non?
Je ne veux pas faire de polémique. Ils n'ont pas roulé, un point c'est tout. C'était à moi d'assumer ensuite.

 

Comment situez-vous cette victoire par rapport à d'autres?
On a tous, dans l'équipe, travaillé beaucoup. C'est le résultat d'une préparation abordée de manière très professionnelle. J'ai laissé savoir que je comptais sur eux et des coureurs sortaient d'un programme différent du mien, notamment du Tour du Pays Basque. On était tous là, au moment où il le fallait.

Peut-on dire que vous êtes actuellement le meilleur coureur des courses d'un jour?
Disons que je suis le plus complet. Il n'y a qu'à regarder tous mes résultats sur les grandes classiques, que cela soit San-Remo, le Tour des Flandres ou le Tour de Lombardie. Je n'aime pas dire que je suis le meilleur. On verra bien quand j'aurai pris ma retraite. Tout ce que je peux affirmer aujourd'hui, c'est que toutes les courses auxquelles je participe, je les aborde toujours avec passion et envie.

Vous étiez le grand favori de l'Amstel. était-ce de la même manière que Cancellara sur le Ronde et Paris-Roubaix?
Je comprends bien qu'on puisse nous comparer. Sur des courses comme le Tour des Flandres ou Paris-Roubaix, on peut faire perdre le grand favori. Ici, l'anti-course n'existe pas, c'est impossible de faire échouer quelqu'un. Quand on monte deux ou trois côtes à fond, il reste huit ou neuf coureurs derrière. C'est pareil que sur Liège-Bastogne-Liège : le plus fort émerge toujours.

Philippe, vous avez la réputation d'un coureur qui peut maintenir un pic de forme pendant très longtemps. Il y a un secret?
Je pense que c'est la nature qui m'a forgé ainsi. Je me suis toujours entraîné dans des conditions de fatigue. Cela donne ce que j'appelle des gros entraînements. J'ai sans doute aussi commis des erreurs pendant les quatre premières années de ma carrière professionnelle. J'étais trop motivé, parfois, par rapport à mon programme. Aujourd'hui, j'en ai tiré les leçons et je pense répondre aux attentes sur les courses d'un jour. Ceci précisé, je pense que tout le monde, dans le peloton, s'entraîne comme il le faut.

Les compliments de Freire, cela vous fait quoi?
Venant d'un triple champion du monde, cela fait vraiment plaisir, mais je ne me rends pas encore compte de ma victoire!

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