CRISE

Le Voka évoque "le fossé et la méfiance" entre les deux communautés

Le Voka évoque "le fossé et la méfiance" entre les deux communautés

Reporters

Le président de l'association patronale flamande Voka, Luc De Bruyckere, a souligné dimanche "le fossé et la méfiance" qui persistent entre les deux communautés du pays, après plus de 300 jours de crise politique entre les partis flamands et francophones.

Quatre présidents de partis francophones - Elio Di Rupo (PS), Charles Michel (MR), Joëlle Milquet (cdH) et Jean-Michel Javaux (Ecolo) - ont rencontré lundi une quarantaine de patrons flamands, membres du VOKA, pour expliquer leur position sur la réforme de l'Etat.

M. De Bruyckere a qualifié dimanche cette rencontre d'"éclairante", tout en se disant "déçu" après coup.

"Nous avons constaté combien est grand le fossé et surtout la méfiance après tout ce temps", a-t-il souligné.

M. De Bruyckere a aussi affirmé avoir perçu une "phobie de la N-VA". "Nous voulions aller à l'essentiel, mais il a été question au moins cinquante fois de la N-VA", a-t-il ajouté.

Le président du Voka a appelé les partis flamands à constituer un front uni, comme les francophones. "Les partis flamands doivent se réunir et déterminer ce qu'ils veulent faire. Ils doivent ensuite se rendre auprès des partis francophones et voir si un accord est possible. Si cela ne réussit pas, je crains que l'on aille à de nouvelles élections, avec toutes les conséquences pour les marchés financiers", a-t-il poursuivi.

L'administrateur-délégué du groupe de lingerie Van de Velde, Ignace Van Doorselaere, a lui aussi affirmé ressentir une "impression négative" après la rencontre de lundi. "J'ai entendu là une logique à laquelle je ne suis pas habitué. Et si on dirigeait une entreprise avec cette logique, on irait à la faillite", a-t-il souligné.

Belga


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