Pourquoi on mesure les audiences

Reporters

Ce sont les annonceurs qui, les premiers, se sont intéressés à la mesure de l’audience. Plus le nombre de téléspectateurs présents devant un programme est grand, plus leur cible potentielle est grande… et plus la pub est chère.

C’est le CIM, le Centre d’Information sur les Médias qui est garant de cette mesure. C’est une ASBL constituée d’annonceurs, de médias et d’agences de pub ou de communication du nord et du sud du pays.

Les chaînes ont ensuite pu apprécier l’outil pour voir quel programme plaît ou plaît moins. L’audience est la seule mesure qui permet de le faire et qui rend objective la suppression d’une émission qui ne marche pas trop ou au contraire la reconduction d’un programme qui a cartonné.

Du côté du CIM, on rappelle justement qu’on travaille d’abord pour la publicité et ensuite pour les médias. Et pour répondre aux besoins du marché, seule l’audience des chaînes belges compte, puisqu’il s’agit avant tout de placer des écrans publicitaires de la manière la plus efficace possible sur les chaînes belges à destination du public belge. Si le CIM a rappelé à l’ordre la RTBF qui diffusait les chiffres d’audience des chaînes françaises, suite à la plainte de «plusieurs souscripteurs », c’est tout simplement parce que la chaîne ne peut pas, contractuellement les communiquer : ils sont destinés aux membres du CIM qui cotisent et paient «une somme considérable » pour avoir ces infos. Il n’y a donc pas de raison que les chaînes qui ne paient pas (comme les chaînes françaises, notamment) puissent bénéficier de ces mesures pour pas un rond.

Il avait été question un moment de régionaliser la publicité diffusée par les chaînes françaises à destination du public belge, comme les réseaux de radios déclinent leurs pubs selon les différentes régions sur leurs différentes fréquences. Une possibilité qui a été abandonnée, mais qui aurait rendu encore plus sensibles les données d’audience des programmes chez nous. ¦ A.Vt.