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L'armée accepte à nouveau d'"embedder" des journalistes

L'armée accepte à nouveau d'"embedder" des journalistes

Les journalistes pourront même partir sur des terrains dangereux comme en Afghanistan. Reporters (illustration)

L'armée belge a recommencé à accepter la présence de journalistes auprès des troupes en opérations.

L'armée belge a recommencé, après des années d'interruption, à accepter la présence de journalistes auprès des troupes en opérations, même dans des régions dangereuses comme le nord de l'Afghanistan. Mais le ministère de la Défense a posé une série d'exigences à ces journalistes "embedded" (incorporés), comme un test médical, un stage de quelques jours auprès de la composante Terre ou marine, une journée d'acclimatation avec l'unité partante et l'obtention d'un certificat de sécurité "confidentiel" après enquête du service de renseignement.

Un stage réunissant une vingtaine de journalistes de plusieurs médias ou indépendants s'est ainsi déroulé cette semaine au domaine militaire de Brasschaat, mêlant théorie et exercices pratiques sur le terrain aux côtés de commandos revenus de six mois mission en Afghanistan.

Il s'agissait de la seconde formation dispensée à des journalistes, après une toute première, donnée fin juin.

Cette initiation aux techniques militaires, comme les réactions à avoir en cas d'incident de tir ou face au danger que représentent les engins explosifs improvisés ("Improvised Explosive Device", IED selon l'acronyme anglais) - est obligatoire avant tout départ en mission comme "embedded", ont expliqué des responsables militaires.

Mais seules de douze à seize places seront disponibles pour se rendre durant une semaine pendant la période allant de février à mai à Kunduz (nord de l'Afghanistan). C'est là qu'est déployée une centaine de militaires belges affectés à la fois à deux équipes d'instructeurs de l'armée afghane, baptisées "Operational Mentoring and Liaison Team" (OMLT dans le jargon de l'OTAN), et à une Equipe provinciale de Reconstruction (PRT) dirigée par l'Allemagne.

Une équipe de la VRT y a séjourné en septembre. Plusieurs journalistes se trouvaient aussi à bord de la frégate "Louise Marie" lorsqu'elle a capturé fin novembre sept pirates présumées au large des côtes kenyanes.

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