Clijsters heureuse que l'histoire se répète

Belga

Kim Clijsters s'est déclarée "heureuse que l'histoire se répète" après son succès dimanche à l'US Open face à la Russe Vera Zvonareva, un an après son succès surprise à New York.

Quel est votre sentiment après cette troisième victoire à l'US Open ? "Je suis très heureuse d'avoir pu défendre mon titre, c'est un honneur de revenir dans un endroit, spécialement un Grand Chelem, où tu as déjà gagné. Tu veux forcément produire ton meilleur tennis une nouvelle fois. Je suis heureuse que l'histoire se répète. Je n'ai pas été capable de jouer mon meilleur tennis au début mais j'ai élevé mon niveau de jeu au fur et à mesure, quand j'en avais besoin, c'est qui me satisfait le plus sur ces deux semaines."

Etes-vous surprise d'avoir gagné aussi facilement ? "Je savais avant le match ce qui n'avait pas été lors de mes deux dernières défaites contre elle (en quart de finale à Wimbledon et à Montréal, ndlr). La défaite de Wimbledon a d'ailleurs été une des plus décevantes de ma carrière. Mais j'étais d'une certaine manière excitée à l'idée de la rejouer pour tenter de prendre ma revanche. J'ai beaucoup appris de ces défaites, mon entraîneur et moi on a vu (dans ces deux défaites) des trucs qui m'ont aidé pour la finale, notamment qu'il fallait que je varie plus mon jeu. J'ai su rester calme, je lui ai mis suffisamment de pression et j'ai bien varié mon jeu. Cela l'a fait réfléchir un peu trop, en plus de la pression d'être en finale, ce qui affecte toujours quelqu'un. Cela a dû être frustrant pour elle de ne pas jouer son meilleur tennis quand il le fallait. Je sais exactement ce qu'elle ressent car j'ai mis du temps avant de gagner ma première finale de Grand Chelem (en 2005). Ma première finale, j'étais dans l'émotion. Maintenant, je sais gérer ça, cette nervosité, ce bras qui s'alourdit et je ne les laisse pas m'atteindre au point que mon tennis en souffre."

Quid des autres Grands Chelems maintenant ? "Celui où je sens que je peux mieux faire, c'est évidemment l'Australie. Une surface similaire (à l'US Open). J'ai toujours aimé jouer là-bas et je voudrais bien y réussir. Wimbledon est cher à mon coeur à cause de mon père, qui aimait beaucoup cet endroit. Quant à Roland-Garros, c'est comme jouer en Belgique tellement on a de fans belges là-bas. Chaque Grand Chelem a une énergie positive et je voudrais l'utiliser à mon profit l'année prochaine."

Que signifie cette victoire pour votre fille Jada ? "Elle est encore jeune, deux ans et demi, je crois qu'elle s'en fiche que je gagne ou que je perde (rires). C'est juste bien qu'elle soit là, elle voit un trophée et elle se dit que c'est peut-être parce que j'ai gagné mais je ne vais sûrement pas lui dire: +maman a gagné l'US Open+. J'ai eu la même expérience avec mon père. Ce n'est que quand j'ai grandi que je me suis habituée à ça. Pour l'instant, Jada ne fait pas la différence, ça va être autre chose quand elle va commencer à aller à l'école et je vais essayer de la protéger autant que possible. Par moments, quand j'étais jeune, je n'ai pas vraiment aimé avoir un parent célèbre."

Jusqu'à quand comptez-vous jouer ? "J'aimerais que ça continue jusqu'aux jeux Olympiques. Mais on ne sait jamais ce qui peut arriver. Si j'évite les blessures et que je peux m'entraîner dur, les Grands Chelems vont continuer d'être ma priorité. Maintenant que je joue bien, je ne vais pas tout arrêter, je veux que ça continue, tant que je trouve l'équilibre entre le tennis et la vie de famille. Quand Jada aura l'âge de l'école obligatoire, ce sera une autre histoire."

AFP

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