FOLKLORE FOOTBALLISTIQUE

Deux Allemands se font des vuvuzelas en or

Deux Allemands se font des vuvuzelas en or

Reporters

Les vuvuzelas sont devenues pour deux Allemands trompettes de la renommée et cornes d'abondances. Ils ont acheté les droits de commercialisation et de production des vuvuzelas pour toute l'Union Européenne. Les oreilles s'en plaignent, mais pas leurs portefeuilles.

Ces deux entrepreneurs allemands se frottent les mains d'avoir acheté ces droits. Dès le 31 mars 2009, Frank Urbas et Gerd Kehrberg annonçaient les avoir acquis auprès de la société sud-africaine Masincedane Sport. Gerd Kehrberg, qui fut dirigeant d'un club de deuxième division, dit avoir flairé en 2007 le potentiel commercial des fameuses trompettes.

Urbas estime déjà à «plusieurs millions» le nombre d'exemplaires produits en Allemagne, où sont aussi réalisées quelque 90% des ventes. Quant aux bénéfices... «Nous ne pouvons pas nous plaindre...», se contente de répondre l'homme d'affaires de Düsseldorf.

Vuvuzela bridée

Les deux entrepreneurs ne s'inquiétent pas de la mauvaise presse des assourdissantes trompettes, bannies un peu partout en Allemagne. Urbas avoue tout au plus qu'il «n'aime pas trop cette discussion», et s'empresse de vanter son modèle.

«La vuvuzela que nous produisons se compose de trois parties, ce qui fait qu'elle ne peut être utilisée comme arme dans une bagarre sous peine de se disloquer», commence-t-il. Surtout, poursuit l'homme d'affaires, «notre trompette est bridée» au niveau sonore.

«Pour nous, la vuvuzela est un produit intimement lié au Mondial», explique Frank Urbas, qui ne se fait pas trop d'illusions sur l'avenir de l'instrument après la fin de la compétition. Mais il ne s'interdit pas de rêver: «La vuvuzela pourrait peut-être fonctionner pour des sports déjà très bruyants, comme la F1 ...»

 

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