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Open VLD: Alexander De Croo limite la casse

Open VLD: Alexander De Croo limite la casse

Alexander De Croo limite la casse qui peut risquer gros. (photo Belga)

Selon notre sondage (*), et à ne pas y regarder de trop près, les libéraux flamands limitent bien la casse en Flandre où, comme à Bruxelles, l’électeur ne semble pas leur tenir rigueur d’avoir fait chuter le gouvernement.

La réalité est pourtant peut-être plus sévère pour Alexander De Croo : si l’Open VLD paraît se maintenir, avec 14,8 % des intentions de vote, pour 15 % des suffrages aux élections régionales de l’an dernier, leur recul, par rapport au scrutin fédéral de 2007 est par contre plus marqué.

En perdant 4 %, les libéraux flamands se maintiendraient peut-être sur la troisième marche du podium, mais ils n’en accuseraient pas moins un déficit significatif.

Les Flamands seraient-ils donc plus sévères que les Bruxellois flamands, pour le parti de l’ancien Premier ministre, Guy Verhofstadt ?

« On ne peut pas aller aussi loin », nuance Marc Demoulin, directeur de Dedicated Research. Car « l’Open VLD, avec Guy Verhofstadt, Karel De Gucht, et Patrick Dewael, alignait tout de même une équipe d’un tout autre calibre il y a quatre ans ».

Le retrait des deux premiers laisse, effectivement, les libéraux flamands dans un singulier état d’appauvrissement, à la veille de l’élection. Mais une cure d’opposition ne serait manifestement pas mal venue pour leur nouveau président.

Bruxelles: le couperet n'est pas tombé

Une règle commune en politique veut que le parti à l’origine d’une crise gouvernementale bénéficie rarement de son « crime ». Le tassement (-0,3 %) que l’Open VLD subirait à Bruxelles-Hal-Vilvorde constitue une exception à cette règle : les électeurs flamands ne sanctionneraient pas le parti d’Alexander De Croo.

Cette relative indulgence s’expliquerait-elle par l’opposition notoire du populaire ministre du Budget, le Bruxellois Guy Vanhengel, à la décision de son jeune président de parti ?

C’est sans doute l’homme politique flamand le plus apprécié à Bruxelles » reconnaît Marc Demoulin, directeur de Dedicated Research.

Mais l’explication ne jouerait tout de même pas, « dans la mesure où le chef de file des libéraux flamands bruxellois est resté muet sur ce coup de force, pendant les premiers jours du moins. »

La discipline de parti qu’il a observée jouerait-elle donc aussi chez les électeurs de l’Open VLD à Bruxelles-Hal-Vilvorde ?

(*) Sondage effectué par Dedicated Research par téléphone du 29 avril au 3 Mai 2010, auprès de 2000 électeurs belges : 500 en Wallonie, 500 à Bruxelles, 300 dans la circonscription de Hal-Vilvorde et 700 en Flandre.

La sélection des répondants a été réalisée aléatoirement dans les annuaires, dans le respect des quotas sur les principaux critères sociodémographiques (sexe, âge, actifs/non-actifs, etc.), et répartie de façon représentative entre les provinces de chacune des régions.

Il a été tenu compte des personnes qui ne disposent plus que d’un téléphone portable : 15 % des enquêtes sont réalisées via numéros de téléphones portables.

74,1 % des personnes sollicitées ont accepté de répondre.
La marge d’erreur maximale (c’est-à-dire pour des fréquences observées proches de 50 %) est de 4.4 % sur l’échantillon de Wallonie, de 3.5 % sur l’échantillon de Bruxelles-Hal-Vilvorde et de 3.7 % sur l’échantillon de Flandre.