Troubles en Tunisie: cinq postes de police et de la garde nationales brûlés

(Belga) Cinq postes de police et de la garde nationale ont été incendiés dans les troubles qui ont secoué notamment Tunis et sa banlieue samedi avant l'entrée en vigueur d'un couvre-feu nocturne, a-t-on appris dimanche auprès du ministère de l'Intérieur.

Des jeunes armés de couteaux, de chaînes, de sabres et de cocktails Molotov ont incendié des commissariats et des postes de la garde nationale dans les cités de Mnihla, d'Intilaka, d'Ibn Khaldoun, d'El-Mourouj V et dans la ville de Kasserine (centre-ouest de la Tunisie), a affirmé une source autorisée au ministère de l'Intérieur. Des pillages de magasins et de commerces ont également eu lieu samedi dans l'avenue Habib Bourguiba dans le centre de la capitale, au Kram et la Goulette dans la banlieue nord, a ajouté cette source. A la suite de ces violences, un couvre-feu a été décrété samedi à Tunis et dans sa banlieue après plusieurs jours de manifestations anti-gouvernementales. Il s'applique s'applique de 21H00 à 05H00 (22H00 à 06H00 GMT) pour une durée indéterminée. Depuis quatre jours, des manifestations anti-gouvernementales ont lieu à Tunis où de jeunes manifestants sont brutalement dispersés par un important dispositif policier, qui a recours à des tirs massifs de gaz lacrymogènes et des coups de matraques. "Des milices du parti de président déchu Ben Ali (le Rassemblement constitutionnel démocratique, dissous le 9 mars) payent des jeunes pour semer le trouble dans le pays", a affirmé à l'AFP une source proche du gouvernement sans vouloir donner d'autres détails. (MPK)