La N-VA veut reprendre la main

Siegfried Bracke estime que la balle doit revenir dans le camp de la N-VA. Reporters

Alors que son ultimatum arrive à échéance, la N-VA dit vouloir prendre l'initiative dans les discussions institutionnelles.

"La N-VA demande de prendre l'initiative et d'assumer sa responsabilité comme plus grand parti de Belgique", a expliqué mardi soir au JT de la RTBF le député Siegfried Bracke.

Selon lui, il n'est plus possible de demeurer dans le contexte actuel de discussion. "Il ne faut pas continuer à négocier comme ça. On ne négocie pas vraiment mais on fait des petits jeux, on fait semblant".

"De Wever n'a eu que dix jours"

Cette demande des nationalistes flamands n'est pas neuve, a affirmé Bracke. D'après lui, cela fait longtemps que la N-VA souhaite prendre la main mais sa volonté est contrecarrée par les partis francophones. Et de faire remarquer que la mission de clarification confiée à Bart De Wever n'avait duré que dix jours alors que Johan Vande Lanotte (sp.a) ou Elio Di Rupo (PS) avaient reçu un mandat beaucoup plus long. "Il y a déjà un an de crise et, dans cette longue durée, Bart De Wever n'a eu que dix jours pour trouver des solutions", a-t-il expliqué.

Bracke a également rejeté une nouvelle fois l'idée de réunir les neuf partis susceptibles de négocier une réforme de l'Etat. "Si l'on rassemble les neuf partis, c'est la manière la plus directe d'aller à l'échec", a-t-il averti.

Le député ne s'est pas avancé sur l'attitude que prendrait son parti à la fin de la semaine comme il l'avait annoncé. "On verra à la fin de la semaine. En politique, quelques jours, c'est une éternité", a-t-il ajouté.

Avec Belga


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