L'attentat qui a fait 12 morts et plus d'une centaine de blessés lundi dans le métro de Minsk a été provoqué par l'explosion d'un engin de 5 à 7 kilos d'équivalent-TNT sur le quai d'une station du centre-ville.

L'engin qui a servi à l'attentat était caché sous un banc du quai en face du deuxième wagon d'une rame à la station Oktiabrskaïa, située à une centaine de mètres de la présidence bélarusse, a déclaré le ministre de l'Intérieur, Anatoli Koulechov.

L'explosion de la bombe contenant des billes en métal d'un diamètre d'un centimètre a laissé un cratère d'environ 80 centimètres de diamètre sur le quai, a précisé le ministre.

Environ 300 personnes se trouvaient près de cet endroit lors de la déflagration survenue vers 18H00 locales.

Un train qui arrivait au même moment sur le quai d'en face a reçu pour instruction de continuer son chemin sans s'arrêter à la station, a-t-il ajouté.

Le bilan initial a été porté à 12 morts mardi après le décès de l'un des blessés dans la nuit, a indiqué mardi le KGB bélarusse, ajoutant que 149 personnes avaient dû recevoir des soins et que 22 d'entre elles étaient dans un état grave.

Une journée de deuil national sera observée mercredi à Minsk à la mémoire des victimes, a indiqué la municipalité.

Le Bélarus, dirigé d'une main de fer par M. Loukachenko au pouvoir depuis 16 ans, n'avait pas connu d'attentat majeur ces dernières années.

La piste terroriste privilégiée

Le président bélarusse, Alexandre Loukachenko, a estimé que l'explosion du métro avait pu être organisée "depuis l'étranger", chargeant le chef du KGB de "retourner tout le pays" pour retrouver les coupables.

"Je n'exclus pas que ce 'cadeau' vienne de l'étranger, mais il faut qu'on regarde aussi chez nous", a déclaré M. Loukachenko lors d'une réunion d'urgence dans la capitale bélarusse, selon l'agence Interfax.

"On nous a lancé un sérieux défi, il faut y répondre de manière adéquate", a-t-il ajouté, soulignant que les autorités devaient faire davantage pour garantir la sécurité dans le pays.

Le Bélarus avait estimé le 5 avril que la manifestation en décembre contre la réélection controversée de M. Loukachenko à la présidence était une tentative de coup d'Etat "complotée avec des représentants de l'étranger".

Une manifestation de l'opposition à Minsk le 19 décembre à l'issue du scrutin avait été dispersée sans ménagement par la police

Belga

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