(Belga) Les alliés régionaux de Bahreïn ont apporté jeudi leur soutien à ce petit royaume du Golfe secoué par des manifestations antigouvernementales, alors qu'un ministre bahreïni a justifié leur répression par la police par la nécessité d'empêcher un "conflit confessionnel".

Les chefs de la diplomatie du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ont tenu en soirée à Manama une réunion extraordinaire, en signe d'appui à Bahreïn. "Nous exprimons notre soutien total à Bahreïn aux plans politique, économique, de la sécurité et de la défense", ont affirmé dans un communiqué les ministres du regroupement du CCG qui comprend outre Bahreïn, l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Oman, le Qatar et Koweït. "Notre sécurité est une responsabilité collective et il n'est pas question d'accepter les ingérences étrangères", ont-ils ajouté. De son côté, le ministre bahreïni des Affaires étrangères, cheikh Khaled ben Ahmed Al-Thani, a justifié devant la presse l'intervention policière par la nécessité d'empêcher un "conflit confessionnel et une crise économique". L'armée bahreïnie s'est déployée en force jeudi à Manama, se disant déterminée à rétablir l'ordre après la répression par la police d'une manifestation anti-régime qui a coûté la vie à au moins trois manifestants et blessé près de 200. Le rassemblement sur la Place de la Perle à Manama était animé par des manifestants chiites, majoritaires dans le pays gouverné par une dynastie sunnite. Le ministre bahreïni a rejeté les critiques, appelant à "ne pas préjuger des résultats de l'enquête" destinée à faire la lumière sur les violences. (DGO)
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