Interview De Wever: la N-VA cherche des excuses pour atteindre son projet séparatiste

Interview De Wever: la N-VA cherche des excuses pour atteindre son projet séparatiste

Interview De Wever: la N-VA cherche des excuses pour atteindre son projet séparatiste BELGA

(Belga) Les sorties médiatiques récentes du président de la N-VA Bart De Wever stigmatisant la Belgique font dire au parti socialiste que les nationalistes flamands cherchent "des excuses pour ne pas conclure un accord". Le PS se demande si la N-VA est encore en négociation en vue de réformer fondamentalement le pays ou si elle est déjà entrée en "campagne électorale".

En déclarant la Belgique pays malade de l'Europe, Bart De Wever a tenu des propos "irresponsables" selon le PS. "Le président de la N-VA joue avec l'argent de tous les Belges, y compris des Flamands", précisent les socialistes francophones. Disant ne pas vouloir céder à "la provocation", le parti présidé par Elio Di Rupo réitère sa "volonté de construire la réforme que les citoyens appellent de leurs voeux". Partie prenante à cinq réformes de l'Etat, le PS dit ne pas avoir attendu la N-VA pour "faire évoluer le pays". Aujourd'hui, il attend du parti de Bart De Wever qu'il "fasse la preuve de sa capacité d'aboutir à un accord raisonnable". Or, "à notre volontarisme et notre sens des responsabilités", le président de la N-VA répond aujourd'hui - une fois encore - par un double langage, "l'insulte et les contre-vérités", constate le PS. "Monsieur De Wever dit vouloir poursuivre les négociations mais insulte ses partenaires; il dit vouloir un accord mais fait tout pour pourrir la situation", fait-il observer. Selon les socialistes, "la N-VA cherche des excuses et critique les autres pour cacher sa détermination de détruire l'Etat fédéral pour avoir une République de Flandre et son incapacité actuelle à conclure un accord". Face à cette attitude qu'il qualifie d'"irresponsable", le PS se dit "en droit de se demander si le président de la N-VA est toujours en négociation pour changer la Belgique en profondeur, comme l'ont souhaité les électeurs flamands, ou s'il est déjà entré en campagne électorale". (LEE)

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