Interrogé par le député socialiste Edmund Stoffels en commission du Parlement de Wallonie, le ministre régional de l'Energie, Jean-Luc Crucke (MR) a assuré, lundi, qu'il présentera au gouvernement wallon une approche globale sur la thématique des certificats verts "avant la trêve estivale".

"Depuis le début, j'ai déploré que les propositions de la task force - mise en place pour solder la bulle des certificats verts en Wallonie, ndlr - manquaient d'une dimension sur la faisabilité et la mise en œuvre", a d'emblée rappelé le ministre.

En avril dernier, ce groupe de travail avait couché sur papier une série de recommandations prévoyant notamment la fin des certificats verts pour tous les nouveaux projets, l'introduction d'une nouvelle contribution de 45 euros par an et par ménage ou encore la mise en place d'un fonds de transition énergétique.

Quelques semaines plus tard, c'était au tour de la CWaPE, le régulateur du secteur en Wallonie, de défendre sa proposition, celle-ci passant par un "phasing out complet" du système et par le remplacement des certificats verts par une prime.

"Je vois plusieurs désavantages à ce changement radical de système, dont la lourdeur administrative de mise en place, l'intégration et l'acceptabilité de la prime pour les petits producteurs, la capacité de gestion des gestionnaires de réseau, ...", a commenté ce lundi le ministre régional.

Par ailleurs, "de nombreuses thématiques n'ont pas été suffisamment analysées, dont le coût. Le coût de la mise en place de la plateforme gérant les primes, le coût de la conversion du mécanisme des certificats verts vers les primes et le coût de gestion supplémentaire par les GRD", a-t-il poursuivi en pointant également "l'impact du changement sur les différents acteurs" du secteur alors qu'"aucun planning précis n'a été avancé concernant la mise en place de ce système".

"La non-définition des primes à l'horizon 2021 ainsi que les incertitudes liées à la conversion auront probablement un coût non calculé par la CWaPE et mettront le secteur dans l'incertitude", a enfin estimé Jean-Luc Crucke selon qui "le dossier des certificats verts a été instruit et est maintenant en cours de discussion" au sein du gouvernement régional.