Philippe Gilbert déçu mais heureux pour Lampaert

Philippe Gilbert deuxième du championnat de Belgique de cyclisme sur route. BELGA

Philippe Gilbert a activé toute la finale du championnat de Belgique de cyclisme dimanche à Binche en relançant à plusieurs reprises la tête de course.

Il s’est finalement isolé en tête avec son équipier chez Quick-Step Floors Yves Lampaert et Jasper Stuyven (Trek-Segafredo). L’attaque de Lampaert avant la dernière bosse et les derniers pavés a été décisive. Gilbert, déçu, a hérité de la 2e place.

«J’ai travaillé beaucoup pour Quick-Step Floors cette saison et j’avoue que ma 2e place à Binche est une grosse déception pour moi car je n’étais pas venu pour ça, mais pour gagner», a indiqué Philippe Gilbert. «Mais le positif est que le maillot de champion de Belgique revient dans l’équipe».

«J’ai été déçu après le démarrage de Lampaert car j’ai vu que c’était fini pour moi. S’il y avait eu un faux plat ou une bosse, j’aurais essayé de rentrer sur Yves mais il n’y avait plus d’occasions. J’ai souvent été le premier à attaquer et ce fut souvent le mauvais choix. À Binche, je me suis dit que j’allais attendre, et ça n’a pas marché. C’est donc un échec pour moi».

Outre ses 4 podiums nationaux de contre-la-montre (1er en 2011, 2e en 2007 et 2013, 3e 2012), Philippe Gilbert est déjà monté à sept reprises sur le podium du championnat de Belgique de course en ligne (1er en 2011 et 2016, 2e en 2006, 2009, 2010, 2018, 3e en 2007). «Pour moi, il n’y a que mes deux victoires qui comptent, le reste ne compte pas. Ce qui est le plus frustrant, c’est que j’avais les jambes pour gagner aujourd’hui. Comme pour le reste de la saison, j’ai été là mais il ne manque encore une fois que la cerise sur le gâteau. J’espère vraiment que ça va changer. La situation n’est pas amusante mais c’est comme ça, je dois l’accepter. La satisfaction est le titre d’Yves et le travail de l’équipe. Nous avons gagné cette course à 100 kilomètres de l’arrivée quand nous avons mis Dries Devenyns en tête du peloton pour contrôler l’échappée. À six, nous avons été là tout le temps. Nous avons fait la course parfaite».