GENERATIONS SOLIDAIRES

VIDEO | Jeunesse et Migr'Action veut garantir un toit aux personnes en exil même pendant l’été

À Bruxelles, la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés veut garantir un hébergement aux migrants du parc Maximilien aussi en été, grâce à l’aide des mouvements de jeunesse.

Depuis 2015, l’Europe connaît ce que l’on a appelé la crise des migrants. Chez nous, le parc Maximilien, à Bruxelles, en est devenu le symbole. À travers son projet «Jeunesse et Migr’Action», le pôle hébergement de la Plateforme veut mettre en place un système de logement dans la durée en collaborant avec les mouvements de jeunesse. Pendant les vacances d’été, l’idée est de mettre à la disposition des migrants les locaux scouts ainsi que donner l’occasion à certains jeunes du parc de pouvoir partir en camp.

Pour Céline Delrez, coordinatrice de l’école du parc Maximilien, il est important d’aider ces jeunes qui viennent d’ailleurs: «Ça permet de les sortir de la réalité du parc, mais aussi de favoriser la rencontre avec les jeunes Belges. De ce fait, il y a une sorte de sensibilisation qui s’opère des deux côtés.» Pour les membres de la Plateforme, ces rencontres vont permettre de mieux sensibiliser les jeunes sur la problématique provoquée par la politique migratoire belge, et plus largement, européenne.

CARENCE D’HÉBERGEURS PENDANT L’ÉTÉ

Actuellement, presque 500 personnes sont accueillies tous les soirs par des hébergeurs. Ce projet veut installer une situation beaucoup plus pérenne pour toutes ces personnes en proposant du lien avec les hôtes plusieurs jours de suite. Il permettra surtout de proposer un toit pendant les grandes vacances car, pendant cette période, le nombre d’hébergeurs diminue.

« La grande difficulté dans ce genre de projet, c’est de collaborer avec des gens qui n’ont pas vu ce qui se passe ici au parc, qui ne connaissent pas bien la situation», explique Céline Delrez. Or, les scouts et les guides viennent apporter leur aide à la Plateforme depuis septembre 2015 et beaucoup d’entre eux font partie des familles d’hébergeurs. «On peut donc parler d’une sorte d’aboutissement d’une collaboration existante depuis le début avec les mouvements de jeunesse», ajoute Céline.

Cet élan de solidarité dépasse les frontières bruxelloises puisque des unités wallonnes se sont manifestées. Ce projet est donc fortement soutenu par les jeunes qui sont en première ligne pour son organisation. Ils représentent un maillon essentiel de la chaîne solidaire pour la Plateforme.

Face à cet élan de solidarité, Céline reçoit beaucoup de remerciements de la part des personnes en exil. Une situation qui provoque chez elle un sentiment étrange: «C’est génial de recevoir des mercis, mais à chaque fois c’est aussi une baffe car on me remercie pour quelque chose, qu’au final, je ne devrais pas faire.»