FOOTBALL - 1re provinciale

Gustin: «Le bilan d’Amay est mitigé»

Gustin: «Le bilan d’Amay est mitigé»

Philippe Gustin n’est pas encore à la croisée des chemins amaytois. Heymans

Pour son coach, Philippe Gustin, Amay aurait pu faire mieux. Mais le maintien n’en reste pas moins un objectif plus qu’abordable.

Philippe Gustin, quel regard portez-vous sur la 1re partie de saison d’Amay?

Le bilan est clairement mitigé. En début de saison, on voulait avant tout vivre un exercice tranquille. À cet égard, la préparation était très encourageante puisque nous avions enchaîné les victoires, tout en parvenant facilement à marquer. Mais on a malheureusement dû déchanter dès l’entame du championnat…

Justement, comment expliquez-vous qu’il a fallu attendre la 7e journée pour enfin voir Amay récolter trois points?

C’était trop facile pour nous en préparation. Or, dès le lancement de la saison, j’ai vu trop d’individualités, des joueurs qui n’étaient pas dans le bon rythme. Il y avait aussi un manque de cohésion entre les lignes. Tout n’était pas mauvais pour autant puisqu’on a signé quatre matchs nuls en cinq rencontres. Mais bon, vous le savez comme moi, ce n’est pas avec des matchs nuls que l’on avance.

Mais pour gagner un match, il faut encore pouvoir marquer un but de plus que l’adversaire. Or l’attaque n’est pas vraiment le point fort d’Amay…

On n’a pas de vrai buteur, c’est vrai. Mais un buteur coûte cher, et Amay ne rentrera jamais dans ce petit jeu financier. C’est ma 5e saison à Amay, et c’est la 5e année où Amay n’a pas d’avant spécifique. Notre manque d’efficacité devant le but explique en grande partie notre mauvais départ. Je comptais beaucoup sur Maxime Citron par exemple. Mais il s’est avéré être une petite déception. Comme Junior Lokola, en qui je croyais beaucoup, mais qui a d’abord été blessé, avant de disparaître de la circulation pour des raisons extra-sportives. Il a donc fallu remettre en place un tout nouveau système tactique avec William Bonomi dans un rôle d’attaquant qui n’est pas le sien à la base.

Bien que 7es actuellement, vous ne comptez jamais que 5 points d’avance sur la lanterne rouge. Y a-t-il de quoi s’inquiéter?

Non, car notre sort se trouve entre nos mains. On doit encore jouer, entre autres, contre Minerois, Weywertz, Xhoffraix, Aubel et Hombourg. Soit cinq matchs qu’il faudra très bien négocier pour aborder l’avenir avec sérénité. Nos deux dernières victoires avant la trêve, à Melen, et surtout celle à Visé, prouve bien que tout le monde peut battre tout le monde dans cette série plus ouverte que jamais.

Dans le coup

La victoire à Visé

Au moment de s’attarder sur sa principale satisfaction à l’heure d’aujourd’hui, Philippe Gustin pense indéniablement à la victoire de ses troupes du côté de Visé (1-3). « Chapeau ! Tactiquement, tout le monde était bien en place. C’est un match référence qui doit nous servir pour le restant de la saison. »

Dans le trou

Le manque d’efficacité

Au rayon des points négatifs, le manque de concrétisation fait clairement figure de numéro un.?« Si on retrouve l’efficacité qu’il nous manque, on peut sortir du trou, glisse avec bon sens Philippe Gustin.?J’espère dans cette optique voir enfin Wilfrid Grandisson à l’œuvre lors du 2e tour. »