BRABANT WALLON & NAMUR

Un prêtre-psychothérapeute utilise des méthodes douteuses pour « guérir » les homosexuels

Un prêtre-psychothérapeute utilise des méthodes douteuses pour « guérir » les homosexuels

En 2002, Baptiste (*) a consulté pendant six mois le prêtre-psychologue Jacques G. pour «soigner» son homosexualité. Une thérapie controversée, où les attouchements corporels ont vite laissé place aux dérives sexuelles. éda

En 2002, Baptiste (*) a consulté pendant six mois le prêtre-psychologue Jacques G. pour «soigner» son homosexualité. Une thérapie controversée, où les attouchements corporels ont vite laissé place aux dérives sexuelles.

+ Notre enquête complète, d’autres témoignages et la réaction du chanoine Jean-Marie Huet dans l’Avenir Namur et Brabant wallon de ce samedi 24 septembre ou si vous êtes abonné:

 

Baptiste (*), 37 ans, a suivi la thérapie de l’abbé Jacques G., un prêtre canadien de 70 ans, émigré depuis plus de 40 ans en Belgique et qui exerce toujours en tant que prêtre en région namuroise et en tant que psychothérapeute.

Un praticien aux méthodes visiblement douteuses pour «guérir» des personnes fragilisées car pour lui, l’homosexualité est une maladie. C’était le cas de Baptiste, qui habitait à l’époque dans l’Est du Brabant wallon. En 2002, à 22 ans, il a consulté Jacques G. pour «soigner ses tendances homosexuelles».

Pour cela, Jacques G. a utilisé une méthode thérapeutique qu’il a lui-même inventée: la thérapie «alpha canadienne». «C’est très progressif, explique Baptiste. Il y a d’abord un temps de connaissance, où l’on discute beaucoup. On cherche les ondes alpha, c’est-à-dire un état secondaire entre le sommeil et la conscience.»

Après quelques séances, Jacques G. entre davantage en contact avec ses patients. «C’est là que les attouchements sexuels ont commencé. Après m’avoir demandé de me déshabiller, il touchait mes parties intimes. Il mettait la main sur mon pénis, me décalottait comme dans une masturbation et touchait l’ensemble de mon corps. »

Les faits relatés ont été rapportés par trois médecins au parquet de Namur ainsi qu’aux autorités ecclésiastiques. Jacques G., le principal intéressé, n’a pas souhaité commenter ces faits.

+ Le témoignage de Baptiste dans son intégralité