MANIFESTATION

Goblet : « un gouvernement de droite extrême » à la botte du patronat

Goblet : « un gouvernement de droite extrême » à la botte du patronat

Marc Goblet, le patron de la FGTB, a des propositions «progressistes et modernes» à faire au patronat. Mais celui-ci ne veut pas discuter, dit-il. BELGA

Un gouvernement de droite extrême, un patronat qui reste fermé à la concertation sociale et une N-VA à l’œuvre pour une réforme de l’État par le socio-économique. Pour le secrétaire général de la FGTB Marc Goblet, une seule solution: mettre la pression et la maintenir.

Manifestation, grève, manifestation, grève,… Le carrousel syndical ne s’arrête pas. Sans autre originalité ou force de proposition?

Marc Goblet, le secrétaire général de la FGTB le réfute. «Les syndicats ont des propositions et des alternatives progressistes et modernes pour l’emploi, les fins de carrière, la compétitivité,…, disait-il au contraire ce matin au micro de Matin Première RTBF. Mais notre plus gros problème n’est pas ce gouvernement de droite extrême mais plutôt ce patronat qui n’est plus pour la concertation.»

Droite extrême n’est pas extrême droite, précise le patron du syndicat socialiste. «Mais pour ce gouvernement, la seule chose qui domine c’est l’argent sur l’humain! »

«On ne changera rien avec une manifestation et deux grèves»

Marc Goblet sait que les actions syndicales passent mal auprès d’une partie de la population. Et il sait aussi «qu’on ne changera rien avec une manifestation et deux grèves».

Mais, ajoute-t-il, «avec un patronat arrogant et un gouvernement antisocial, il faut maintenir une pression constante».

La manifestation de ce mercredi ne serait donc qu’un ultime coup de semonce avant d’autres actions plus ciblées dans les entreprises: «le patronat sait qu’il obtient tout ce qu’il veut du gouvernement. Mais si on met la pression dans les entreprises et ailleurs, peut-être voudra-t-il revenir à la table de discussion.»

«La NV-A fait une réforme de l’État par le socio-économique»

Cette table des discussions, le syndicaliste la juge par ailleurs bien trop flamande.

Au même titre que l’Union Wallonne des Entreprises, le Voka (les patrons flamands) n’est certes pas représenté non plus à la table de la (non) concertation sociale.

«Mais au groupe des 10, il y a 8 représentants flamands sur 11», note Goblet.

Qui y voit un signe de plus de la mainmise nationaliste sur la politique du pays: «la NV-A est en train de réaliser la 7e réforme de l’État. Et elle le fait par le socio-économique. »