BELGIQUE

Le renflouement de la péniche échouée à Ougrée, ce n’est pas pour demain

Le renflouement de la péniche échouée à Ougrée, ce n’est pas pour demain

Maxime Prévot, ministre wallon des Travaux Publics. ÉdA – Christophe Béka

Le renflouement est reporté de plusieurs mois, voire un an. La raison? La faillite de la société qui devait procéder à l’opération.

Le renflouement de la péniche qui s’était échouée en janvier 2012 à hauteur du pont d’Ougrée, en province de Liège, est reporté de plusieurs mois à la suite de la faillite de la société qui devait procéder à l’opération, a-t-on appris jeudi auprès du ministre wallon des Travaux Publics Maxime Prévot, en réponse à une question de la députée wallonne Déborah Geradon.

Une nouvelle procédure de passation de marché sera relancée dans les plus brefs délais, la Région wallonne anticipant le fait que le curateur refusera la poursuite de l’exécution du marché.

Ce contretemps va reporter de plusieurs mois, voire d’une année, l’opération programmée cet été après trois ans d’attente.

Dans la nuit du 3 au 4 janvier 2012, une péniche avait fait naufrage à hauteur du pont d’Ougrée. Les coûts relatifs à l’enlèvement de l’épave et la réparation des dégâts causés au pont avaient été estimés à 180.000 euros, un peu plus de la moitié de la somme étant prise en charge par l’assureur du batelier.

Toutes les mesures de sécurité avaient alors été prises afin de signaler l’épave et ce, au moyen de bouées latérales lumineuses.

Après plus de deux ans et demi d’inertie du batelier et de son assurance, la Région wallonne avait finalement lancé un marché afin de renflouer l’épave, une opération qui ne lui coûterait rien, le renfloueur pouvant se défrayer de ses prestations par la revente de la péniche pour laquelle le batelier avait renoncé à sa propriété.

Lorsque le marché aura été réattribué, le renflouement ne pourra se réaliser que lorsque le débit de la Meuse sera redescendu à une valeur acceptable pour assurer la sécurité de l’opération, notamment les interventions sous-fluviales des plongeurs, précise-t-on à la Région wallonne.