SOCIÉTÉ

« Plan Marshall social » : 50 mesures du gouvernement wallon pour lutter contre la pauvreté

« Plan Marshall social » : 50 mesures du gouvernement wallon pour lutter contre la pauvreté

«Nous pouvons agir sur certains postes de dépenses des personnes précarisées», a indiqué le ministre-président wallon Paul Magnette. BELGA

Le gouvernement wallon a approuvé jeudi son premier Plan de lutte contre la pauvreté (PLCP), ciblant 50 mesures destinées à réduire la «déprivation matérielle» des plus précarisés, un critère plus adapté à ses compétences que le célèbre «taux de pauvreté».

«La fixation des revenus est une compétence fédérale. Nous ne pouvons pas, par exemple, indexer les salaires ou les allocations sociales. Par contre, nous pouvons agir sur certains postes de dépenses des personnes précarisées», a indiqué le ministre-président wallon Paul Magnette, coordinateur du PLCP.

Le taux de pauvreté est de 19,2% en Wallonie (9,8% en Flandre), mais l’indice de «déprivation matérielle» (17,5% en Wallonie, juste en dessous de la moyenne européenne, pour 7,5% en Flandre) dépasse la seule approche monétaire pour envisager une précarité plus concrète.

On considère en effet la déprivation matérielle en cas d’incapacité à couvrir trois des neuf postes de dépense que sont la capacité à faire face à des dépenses imprévues, manger tous les deux jours un repas contenant des protéines, chauffer correctement son logement, partir une semaine en vacances par an, éviter les arriérés de crédit, de loyer et de paiement, et disposer – si souhaité – d’une voiture, d’une télévision, d’un téléphone ou d’une machine à laver.

C’est sur cette base que le gouvernement wallon a établi avec les acteurs de terrain un programme de 50 actions à réaliser dans différents délais, en matière de logement, énergie, santé, alimentation, eau, mobilité, loisir, politiques familiales et numérique. Un «Plan Marshall social» dont plusieurs mesures sont déjà engagées.