La Belgique en faveur d'un nouveau sommet entre la Russie et l'Ukraine (Reynders)

Le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères Didier Reynders a rencontré ce dimanche à Bruxelles son homologue ukrainien Pavlo Klimkin. Les relations entre la Belgique et l'Ukraine ont été évoquées au cours de cette rencontre qui a également été l'occasion, pour Didier Reynders, d'affirmer le soutien de la Belgique à un nouveau sommet international auquel participeraient la Russie, l'Ukraine, l'Allemagne et la France.

Afin d'enregistrer des progrès réels en Ukraine, les accords de paix de Minsk II doivent être appliqués, a encore déclaré Didier Reynders dans un entretien à Belga. Ces accords ont été conclus en février dernier par les présidents ukrainien Petro Porosjenko et russe Vladimir Poutine, sous l'égide de la chancelière allemande Angela Merkel et du président français François Hollande.

Le premier article de ces accords prévoit un cessez-le-feu dans l'est de l'Ukraine. Une réforme de la constitution ukrainienne et un libre accès pour les organisateurs de l'OSCE sont également inscrits dans le texte.

Pour la Belgique, un nouveau sommet devrait être organisé en marge de l'assemblée générale des Nations unies qui débutera à la mi-septembre à New York. Ce sommet pourrait donner un nouveau souffle aux accords de Minsk II. "Le plus important, c'est un vrai cessez-le-feu. Nous devons également aller plus loin dans les réformes en Ukraine, qui ne sont pas aisées, et dans l'éventuelle préparation d'élections locales", a poursuivi le ministre belge des Affaires étrangères. "Le monitoring de ces élections implique un libre accès aux différents arrondissements, villes et communes", a-t-il ajouté.

Didier Reynders espère par ailleurs que le dialogue avec la Russie pourra être rétabli à terme, le pays étant un acteur important dans plusieurs dossiers géopolitiques. "Pensons à la Syrie et aux négociations sur le climat", a notamment indiqué le ministre.

Enfin, la rencontre de ce dimanche a permis d'évoquer la possibilité d'une mission ministérielle du Benelux en Moldavie et en Ukraine, Kiev souhaitant de son côté recevoir des entreprises belges. "Nous allons essayer de trouver des entreprises de secteurs spécifiques. Les trois Régions sont intéressées", a conclu Didier Reynders.