L'organisation de la dispense des cours de morale et religions approuvée en commission

La commission de l'Education du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a approuvé lundi, majorité contre opposition, l'avant-projet de décret organisant un encadrement pédagogique alternatif (EPA) pour les élèves de l'enseignement officiel qui choisiront d'être dispensés du cours de morale ou religion l'année prochaine.

Ce texte, élaboré la semaine dernière par le gouvernement, vise à répondre au récent arrêt la Cour constitutionnelle consacrant le caractère facultatif des cours de morale et religions.

Les élèves souhaitant cette dispense pourront la demander dès la rentrée prochaine, mais vu les cours délais avant la rentrée, les directions d'école disposeront de quatre mois, soit jusqu'en janvier 2016 au plus tard, pour organiser concrètement cet EPA dans leurs murs.

Celui-ci sera obligatoire pour les élèves inscrits à concurrence de deux heures de 50 minutes par semaine.

Il aura pour objectif la réalisation par l'élève de travaux écrits ou de présentations orales visant à l'éveiller à la citoyenneté et au questionnement en matière de démocratie, de solidarité, de questionnement philosophique et de bien-être et à de connaissance de soi et des autres.

La mise en oeuvre concrète de l'EPA est laissée à la grande appréciation des directeurs d'écoles et des pouvoirs organisateurs de l'enseignement communal ou provincial.

Ceux-ci détermineront le contenu de ces activités, de même que les modalités d'accompagnement et de prise en charge des élèves dispensés des cours de morale ou religion, ainsi que la manière dont les travaux réalisés seront évalués.

L'EPA devrait complètement disparaître à partir de la rentrée de 2017 à la faveur de l'entrée en fonction progressive du nouveau cours de philosophie et de citoyenneté programmé par la majorité PS-cdH.

Ce nouveau cours sera offert dans les six années du primaire dès la rentrée de 2016 et un an plus tard dans toutes les années du secondaire.

Le projet de décret devrait être approuvé la semaine prochaine à l'occasion la dernière plénière du Parlement, juste avant la trêve estivale.