L’association Nature et progrès s’est emparée de cette problématique des abattoirs bio. Ce samedi, elle y consacrera même une journée d’études ouverte à tous (de 10 à 16 h, boulevard du Nord 8 à Namur, à côté de la gare).

«Les abattoirs, c’est une étape obligatoire quand on veut valoriser la viande, souligne Sylvie La Spina, chargée de projet. Et encore plus en bio où les producteurs veulent valoriser leur production.

C’est très embêtant car les structures ne sont plus rentables et les abattoirs sont fragilisés.»

La preuve, selon Sylvie La Spina, en 1985, il y avait 60 abattoirs en Wallonie, contre 32 actuellement. «Et si on voulait extrapoler, on va se retrouver avec 2-3 abattoirs. Ce ne sont donc plus des outils de proximité.»

La quantité pose aussi problème pour les petites exploitations. «Quand il y a 10 cochons à abattre, ce n’est pas possible à cause des coûts de transport. Et en bio s’ajoute le problème de la certification.» Mais Nature et progrès assure que le problème ne se limite pas au bio. «On est interpellé par l’ensemble du secteur et on voulait remettre le problème sur la table.»

Pour tout savoir sur cette journée d’information sur la transformation artisanale bio: www.natpro.be

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