Le 100e congrès mondial d'espéranto se tiendra à Lille du 25 juillet au 1er août

Lille accueillera le 100e congrès mondial d'espéranto du 25 juillet au 1er août 2015, annoncent jeudi les organisateurs. "Langues, arts et valeurs dans le dialogue culturel" est le thème de cette édition, à laquelle sont inscrites 2.300 personnes provenant de 80 pays.

Ateliers, débats, conférences et activités culturelles feront la part belle à l'espéranto, cette langue internationale lancée en 1887 pour permettre aux locuteurs d'être sur un pied d'égalité pour communiquer.

L'espéranto est enseigné dans 150 établissements d'enseignement supérieur et dans 600 établissements d'enseignement primaire ou secondaire de 28 pays, selon l'organisation Espéranto France.

En Belgique, difficile d'estimer le nombre d'espérantophones. "C'est une langue très libre et beaucoup l'apprennent sur internet", explique Denis Flochon, président de l'ASBL Komunikado. Lancée en 2000, celle-ci organise des cours à l'université de Namur depuis 15 ans. Les associations seraient une vingtaine à promouvoir l'espéranto en Belgique.

Pour le spécialiste, le principal obstacle est le manque d'information, surtout auprès des jeunes. Le nombre d'inscrits au cours d'espéranto à l'université de Namur est passé de 14 il y a cinq ans à quatre cette année. L'association mondiale d'espéranto (UEA) indique que 135 "espérantistes" belges l'ont rejoint en 2015.

Les adeptes estiment que cette langue fait tomber les barrières. Les personnes qui maîtrisent réellement l'anglais ne sont pas si nombreuses dans le monde, estime Denis Flochon. "L'espéranto s'apprend rapidement et facilite l'assimilation d'autres langues."

Espéranto France regrette un manque de volonté politique. "L'Union européenne prône le respect des langues et cultures. Le recours à des traducteurs et interprètes coûte cher et dans les faits, l'anglais est omniprésent", relève Denis Flochon.

Le congrès mondial est organisé chaque année par l'UEA, qui a son siège à Rotterdam, et accueille en moyenne 2.500 congressistes.