FÊTE DU TRAVAIL

Magnette: le PS s’apprête à un « long et difficile » combat pour réaffirmer ses valeurs

Magnette: le PS s’apprête à un « long et difficile » combat pour réaffirmer ses valeurs

Au pouvoir dans les gouvernements fédérés mais rejeté dans l’opposition au fédéral, le PS n’a «pas perdu les élections, on nous a mis dehors», a déclaré Magnette, estimant que la seule chose qui unit un gouvernement fédéral «chamailleur, c’est le rejet du PS». BELGA

Le socialisme aura besoin de deux, trois, voire quatre 1er mai pour recréer une forte majorité sociale qui se traduira peut-être en une majorité politique, a prévenu vendredi le ministre-président wallon Paul Magnette (PS), à l’occasion de son discours de Fête du travail à Charleroi.

«C’est un long et difficile combat, il nous faudra beaucoup de patience et de persévérance» pour «réexpliquer à l’opinion la force et la grandeur des valeurs socialistes», a-t-il souligné, appelant à ne pas mener «un 1er mai de rancœur et de regrets stériles».

Au pouvoir dans les gouvernements fédérés mais rejeté dans l’opposition au fédéral, le PS n’a «pas perdu les élections, on nous a mis dehors», a-t-il jugé, estimant que la seule chose qui unit un gouvernement fédéral «chamailleur, c’est le rejet du PS».

Paul Magnette a appelé les militants à reprendre, à travers le «chantier des idées» que le PS ouvre, certains combats du socialisme comme la réduction du temps de travail, les interruptions de carrière pour permettre l’émancipation ou les soins aux proches, etc, mais aussi «nous interroger sur ce que l’on a peut-être fait de moins bien».

Appelant à la lucidité et la pédagogie pour lutter contre les «fausses évidences assénées depuis des années par la droite», face à une «gauche européenne en crise», il a demandé aux militants de ne pas recourir aux slogans faciles, aux raccourcis et aux «y a qu’à».

Et alors que le PTB se profile à ses yeux dans le «populisme», l’opposition socialiste associant l’action commune doit selon lui être digne, pour «décortiquer les injustices» de la majorité fédérale et proposer des alternatives.

«Alors demain, les matins chanteront», a-t-il lancé, avant d’entamer, dans l’auditoire de l’Université du travail, une Internationale poing levé entouré de quelques centaines de militants.