MUSIQUE - SESSION ACOUSTIQUE

Live buzz avec Moriarty : séduisante épitaphe

Vous avez déjà pensé à votre épitaphe ? Moriarty, le groupe franco-américain, vient de publier la sienne sous forme d'un nouvel album, « Épitaph ». Un bel objet recouvert de tissu rouge avec un livret reprenant toutes les paroles et de nombreux dessins réalisés par Stéphane Zimmerli (alias Zim Moriarty). Un album également disponible en vinyle.

 

Moriarty, on les avait découverts en 2007 grâce à des titres comme Jimmy et Private Lily, sur l’album « Gee Whiz But This Is a Lonesome Town ».

Contrairement à ce que le titre « Épitaph » pourrait laisser croire, il ne s’agit pas d’un album mortuaire. Si les tranches de vie que chante Rosemary Standley – toujours avec cette voix unique – sont loin d’être joyeuses, les musiques folk-bluegrass-country qui les accompagnent donnent vite envie de taper du pied, voire de danser.

Avant leur concert qu'ils ont donné au Réflektor, à Liège, nous les avons retrouvés dans une... librairie juste en face de cette salle de concert, pour une petite session acoustique de deux titres, tirés de ce nouvel album.

Le premier titre, When I ride, dans notre première vidéo ci-dessus.
 

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« Épitaph » contient treize nouveaux titres séduisants, que l’on écoute volontiers en lisant un recueil de poèmes de Robert Creeley – dont un texte a inspiré la chanson « Reverse », voire d'Edgar Allan Poe…

Rencontre à Liège avec Rosemary et Stéphane.

Dans le très joli livret qui accompagne l’album, on trouve une sorte de plan avec toutes les chansons reliées entre elles, avec en plus des mots, des initiales… C’est votre façon de créer ?

♦ Rosemary : Non, c’est beaucoup plus anarchique que ça. Tout le monde a le droit de dire non… Au niveau musical, souvent, quelqu’un propose quelque chose et les autres s’ajoutent. Et chaque instrument, ou chaque mélodie, a des influences sur le reste. Pour les textes, soit ils existent avant, soit la musique nous fait penser à quelque chose sur le moment. Ensuite, je rajoute parfois ma patte, car comme c’est moi qui chante, j’ai envie que cela me dise quelque chose. Mais une fois que les toutes les chansons ont été écrites et que l’on transforme tout ça en un album, on peut trouver des cohérences… Qui existent, mais inconsciemment… Ces cohérences, cette fois, tournaient autour de la mort, du mysticisme…

♦ Certaines de vos chansons semblent liées – dans l’écriture en tout cas – à des lieux…

♦ Rosemary : « Milena » et « Maybe a little lie », nous les avons écrites dans un studio en Alsace, où nous étions en résidence. Nous sommes très sensibles à ce que dégage un lieu, à ce qu’il nous communique de façon inconsciente. On a un peu le même rapport avec les instruments de musique aussi. On aime jouer sur de vieux instruments car ils ont une histoire. Une chanson résonne autrement dans des lieux différents.

Milena, justement, la voici, dans notre vidéo ci-dessous :
 

 

♦ Pour les textes, vous vous imprégnez fort de la littérature américaine ?

♦ Rosemary : La littérature en général, pas seulement américaine.

C'est sans doute pour cela qu'enregistrer cette session dans une librairie était un juste retour... aux sources...

Moriarty sur internet.

Toutes nos sessions acoustiques Live buzz.

+ Prolongez l'info et découvrez l'interview complète de Moriarty dans L'Avenir de ce mardi 28 avril 2015 ou ici.

 

 

 

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