BRUXELLES

La marche contre les violences policières s’est clôturée sans incident à Bruxelles

La marche contre les violences policières s’est clôturée sans incident à Bruxelles

Avec les jeunes de Molenbeek qui ont rejoint la mobilisation, les organisateurs estiment que plus de 500 personnes ont participé à l’action. Frédéric Prochasson - Fotolia

La quatrième manifestation contre les violences policières organisée à Bruxelles par les JOC au départ de Simonis est arrivée dimanche à 17h15 place Fontainas sans incident.

Les manifestants sont passés par les rues de Molenbeek-Saint-Jean avant de rejoindre par la chaussée de Gand et la rue Antoine Dansaert la place Fontainas. Les associations participantes parmi lesquelles la Ligue des Droits de l’Homme ou les jeunes CSC soutiennent que les violences, le racisme et l’abus de pouvoir perpétrés par la police touchent particulièrement les jeunes, les pauvres et les personnes issues de l’immigration.

«Dans certains quartiers notamment à Molenbeek-Saint-Jean, des jeunes nous disent qu’ils sont harcelés au quotidien par la police», rapporte Magali Gillard, porte-parole à la JOC. «Ils parlent de contrôles répétitifs, d’insultes racistes, de violences, d’humiliations, de transferts au poste sans raison... Et c’est parfois des gens très jeunes. On a encore eu un témoignage d’un adolescent de 14 ans». Elle relève notamment les commentaires jugés à caractère raciste de policiers de Bruxelles-Ixelles sur internet à l’encontre d’un jeune homme dont la jambe a été amputée après qu’il a été renversé par une voiture de police dans le cadre d’une course-poursuite la nuit du nouvel an.

Face à la détérioration du climat social, les manifestants dénoncent l’alimentation et l’utilisation de la peur par les gouvernements européens. Pour améliorer la sécurisation de la société, ils soutiennent qu’il faut lutter contre les inégalités sociales plutôt que de prendre des mesures qui vont paupériser la population tout en renforçant les moyens sécuritaires. Parmi les tendances répressives qui portent atteinte aux libertés fondamentales, la JOC relève le projet des arrestations préventives émis par l’actuel gouvernement et la répression des manifestants.