Warneton

Grève nationale: le patron Jan Clarebout fait fuir les grévistes à Warneton

Grève nationale: le patron Jan Clarebout fait fuir les grévistes à Warneton

"On reviendra..." EdA

A Warneton, l’entreprise de frites surgelées de Jan Clarebout travaille à plein régime ! Des grévistes ont décidé de lui rendre une petite visite. En cause : le manque de fibre syndicale de l’entreprise, d’autant que le patron aurait proposé certains avantages pour ceux qui ne font pas grève.

"Il n’y a pas de secret, confirme sur le parking l’un des ouvriers belges, qui souhaite garder l’anonymat.  Il nous a promis une prime de 150 € que l’on recevrait avant les fêtes de Noël.  En plus, il a promis 1 € supplémentaire sur les chèques repas. C’est difficile de dire non ! En plus, comme la plupart des travailleurs sont français, ils ne se sentent pas vraiment concernés.  Il n’y a pas de mouvement général de grève."

Concrètement, dès 13 h, l’entrée des camions de la chaussée du Pont-Rouge est filtrée par les grévistes.  D’autres se sont placés sur les deux entrées de la chaussée de Lille, sans bloquer le passage.  La police surveille de loin.

Peu après 14 h., les délégués syndicaux s’inquiètent… 

Jan Clarebout en personne aurait téléphoné à l’un ou l’autre patron en les menaçant de représailles et de rupture de contrat si les grévistes ne quittaient pas immédiatement les lieux.

A 14 h 15, les grévistes lèvent le camp.

"Ce n’est qu’un début, nous reviendrons…", clame l’un d’entre eux, médusé devant une telle situation.