FOOTBALL

Raymond Goethals, 10 ans déjà: sa carrière en dix anecdotes

Raymond Goethals, 10 ans déjà: sa carrière en dix anecdotes

Voilà dix ans que Raymond Goethals nous a quittés. REPORTERS

Cela fait aujourd’hui 10 ans que Raymond Goethals nous a quittés. Pourtant, l’entraîneur belge est encore dans toutes les mémoires. Il faut dire que sa carrière est riche en titres et en… anecdotes croustillantes.

Voilà dix ans que «Raymond-la-science » nous a quittés. Celui qui est toujours considéré comme le meilleur entraîneur belge de tous les temps a (presque) tout gagné: du championnat de Belgique avec le Standard (1982 et 1983) à la Ligue des Champions avec l’Olympique de Marseille (1993) en passant par le Coupe d’Europe des vainqueurs de Coupe avec Anderlecht (1978).

Élus meilleur entraîneur de l’année par le magazine «Onze Mondial » en 1991 et 1993, Raymond Goethals n’en reste pas moins connu pour les nombreuses anecdotes dont il a été l’objet tout au long de sa carrière… En voici une liste non-exhaustive.

1. Le clash avec Eric Cantona

Il s’agit sans doute de la réplique la plus connue de Raymond Goethals.

En 1998, Raymond-la-science revient sur l’incident qui était intervenu entre lui et le Français Eric Cantona, lorsque ce dernier évoluait à l’OM.

«Cantona m’a dit un jour ‘On ne met pas Canto sur le banc’.», avait expliqué Goethals. «Je lui ai répondu: ‘Prends une chaise et assieds-toi à côté alors’ »

2. «Il m’appelait «chose »

Lors de la saison 1990/1991, la première de Raymond Goethals sur la Canebière, le Belge a sous ses ordres un certain Laurent Fournier.

Interrogé sur le site officiel de l’OM en 2011, l’ancien joueur français a livré une anecdote croustillante sur son ex-entraîneur. «J’étais remplaçant, et Goethals m’appelait Chose à l’entraînement », explique-t-il. «Puis, Pardo s’est blessé, j’ai joué, et j’ai gagné ma place. Ensuite, il m’a appelé ‘Lolo’ ».

3. Tapie, «l’autre con »…

L’anecdote est connue — Bernard Tapie l’a racontée à nouveau lorsqu’il est venu remettre le trophée Raymond Goethals à Marc Wilmots, mais elle est toujours aussi… mémorable.

En 1993, en pleine de finale de Ligue des Champions, Basile Boli, l’attaquant de l’OM et chouchou de Goethals, se blesse à dix minutes de la mi-temps. «Depuis la tribune, j’ai dit à Raymond Goethals via un talkie-walkie de ne pas le remplacer », explique Tapie. «Un joueur s’est approché du banc pour voir pourquoi il ne faisait pas de changement et Goethals a répondu ‘C’est l’autre con, là-haut, qui ne veut pas’. Comme il avait laissé le talkie-walkie ouvert, j’ai tout entendu. »

Mais l’ancien président de l’OM n’en veut pas du tout à son coach. «C’était dans le stress du match. Et Boli a marqué le but victorieux trois minutes après… »

4. Il voulait que le pilote fasse demi-tour!

Lors de son passage au Standard, avec qui il a remporté deux titres de Champion de Belgique, Raymond Goethals avait sous ses ordres un certain Simon Tahamata.

Mais lors d’un déplacement européen du club liégeois, l’attaquant rouche fait une blague à son entraîneur, faisant croire qu’il a raté l’avion. Furibard, Goethals voulait… que le pilote fasse demi-tour pour aller chercher son attaquant-vedette!

5. Ses deux WC…

Raymond Goethals était bien logé à l’OM. À l’hôtel Concorde Palm Beach de Marseille, l’entraîneur belge possédait une suite avec de nombreux avantages. Mais Raimundo n’en avait que faire.

«J’ai deux télés, deux WC, mais à quoi ça sert », avait-il lâché. «Je ne peux quand même en utiliser qu’un à la fois! »

À vrai dire, le Belge avait un rapport très particulier avec l’argent.

6. Piot et la tactique…

Lors de son (long) passage à la tête de l’équipe nationale, entre 1968 et 1976, Raymond Goethals est l’entraîneur qui a «osé » titulariser le jeune Christian Piot à la place de la «légende » Jean Nicolay.

Et au Standard, au début des années 1980, Christian Piot a recroisé la route de «Raimundo ». Et le gardien se souvient d’une belle anecdote datant de ces années-là.

«Il faisait la théorie en néerlandais, mais comme je ne comprenais pas, il m’a dit qu’il me ferait un résumé à la fin. Je viens alors vers lui quand il a fini, mais là, il me dit juste: ‘si tu ne prends pas de but, on aura déjà un point’.»

7. Boli et l’équipe de France

Basile Boli, l’attaquant français de l’OM, est un des joueurs qu’appréciait particulièrement Raymond Goethals. Lors d’un mauvais match du joueur olympien sous la vareuse de l’équipe nationale, Boli est descendu par la presse.

Quelques jours plus tard, Raymond Goethals se confie alors au manager de l’OM. «Ils ont tué mon Blaise et cela fait mal. Ils ne peuvent pas le toucher. Je préférerais qu’il n’aille plus en équipe de France.»

Problème: Basile Boli était là et... a tout entendu. «Ce sont des bêtises, que je viens de raconter, tu sais», lui lance-t-il alors.

8. Le clash Papin-Tapie

Toujours lors de son passage à l’Olympique de Marseille, Raymond Goethals a dû gérer un gros clash entre Jean-Pierre Papin et le président Bernard Tapie.

L’homme fort du club français désirait d’ailleurs que Raymond-la-science cesse de faire jouer l’ancien attaquant du FC Bruges, mais le Belge persiste. Sur le terrain, «JPP» répond par un triplé. De quoi émouvoir son entraîneur.

9. Sa métaphore pour Resenbrink 

Il ne s’agit pas vraiment d’une anecdote mais d’une «phrase culte» de Raimundo.

En effet, longtemps après l’avoir eu sous ses ordres, Raymond Goethals gardait une admiration pour Resebrink. «D’une merde, il te fait un pain d’épices», avait-il lâché.

10. «Maintenant, silence dans la baraque!»

À l’OM, les journalistes ont découvert un entraîneur… pas comme les autres lors de son arrivée sur la Canebière.

«Maintenant, silence dans la baraque hein! », s’exclamait-il en arrivant dans la salle de presse.

Un moment à revoir (notamment) dans la vidéo ci-dessous.